Vaccination HPV : Gardasil 9 remboursé jusqu’à 26 ans

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Publié le 15/12/2025

Le rattrapage pour le vaccin HPV est pris en charge jusqu’à 26 ans quels que soient le genre ou l’orientation sexuelle, comme l’avait recommandé en mai la Haute Autorité de santé. La priorité doit néanmoins rester de vacciner entre 11 et 14 ans, la tranche d’âge où l’efficacité est optimale.

Crédit photo : VOISIN/PHANIE

La Haute Autorité de santé (HAS) l’avait recommandée en mai, comme l’avait déjà préconisée l’Académie de médecine, ainsi que d'autres sociétés savantes, des syndicats de professionnels de la santé et le laboratoire. L’extension de prise en charge du vaccin HPV Gardasil 9 jusqu’à l’âge de 26 ans est désormais inscrite au Journal officiel daté du 12 décembre.

Cet arrêté rend possible le rattrapage pour la vaccination HPV des filles et des garçons qui n’auraient pas été protégés jusqu’alors. La HAS insiste cependant sur le fait que « la protection conférée par le vaccin est optimale lorsqu’il est administré le plus tôt possible et que la vaccination ne doit donc pas être retardée à l'âge adulte ». Il ne s’agit que d’un levier de prévention supplémentaire : la vaccination reste le plus efficace entre l’âge de 11 et 14 ans. Des campagnes de vaccination sont d’ailleurs menées dans les collèges en classe de cinquième depuis 2023.

Pour une égalité d’accès à la vaccination HPV

Le Gardasil 9, fabriqué par le laboratoire américain MSD, peut être administré au moment du rappel du vaccin dTcaP (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) à 25 ans et la vaccination de rattrapage contre les infections invasives à méningocoques (vaccins ACWY), dorénavant recommandée entre 15 et 24 ans, indique la HAS.

« Jusqu’à présent, la vaccination de rattrapage anti-HPV était prise en charge pour les femmes et les hommes hétérosexuels jusqu’à 19 ans et jusqu’à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, créant une inégalité d’accès à la vaccination selon le genre et l’orientation sexuelle », avait justifié dans son communiqué la HAS, qui s’était autosaisie de la question. Or « trois quarts des jeunes adultes » jusqu'à 26 ans « n'ont pas encore été exposés aux infections par le HPV, mais sont à risque élevé de les acquérir et de les transmettre », avait-elle ajouté. L'infection HPV est responsable chaque année de près de 6 400 nouveaux cas de cancer, principalement du col de l’utérus, et de 35 000 lésions précancéreuses.


Source : lequotidiendumedecin.fr