Si dans le cancer du sein, les traitements hormonaux semblent être les plus "anodins", une étude publiée dans les Annals of Oncology montre que l'hormonothérapie a un impact plus lourd que la chimiothérapie chez les femmes traitées.
Dans cette étude les chercheurs ont évalué la qualité de vie de 4 262 patientes atteintes d'un cancer du sein (stade I à III) au moment du diagnostic du cancer, puis un an et deux ans après la mise en place des traitements. Ces patientes ont été traitées par chirurgie et pour certaines par chimiothérapie et/ou radiothérapie. Plus de 75 % d'entre elles prenaient une hormonothérapie durant au moins 5 ans. La qualité de vie générale a été évaluée avec l'outil EORTC QLQ-C30 couplé au QLQ-BR23 spécifique du cancer du sein.
Des effets indésirables mal évalués ou négligés
Dans un communiqué de l'Inserm, la docteur Inès Vaz-Luis, oncologue à l'Institut Gustave Roussy, qui a dirigé ce travail explique : « Cette analyse de la cohorte CANTO démontre pour la première fois que les traitements antihormonaux n'ont pas un impact plus faible que la chimiothérapie sur la qualité de vie des femmes. Bien au contraire, la détérioration de la qualité de vie, qui se déclare au diagnostic, persiste deux ans après alors que l'impact de la chimiothérapie et plus transitoire. »
Si cette étude ne remet nullement en cause l'efficacité de l'hormonothérapie qui est largement prescrite dans certains cancers du sein, elle souligne l'importance de ses effets indésirables trop souvent mal évalués ou négligés. « Il est primordial à l'avenir que nous puissions prédire quelles femmes vont développer des symptômes sévères avec les traitements antihormonaux afin de pouvoir mieux les accompagner », conclut la Dr Vaz-Luis.
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