"Le nombre de personnes vivant avec le Sida et traitées avec la médecine traditionnelle chinoise devra être doublé par rapport à 2015", a indiqué le gouvernement chinois dimanche sur son site internet. Le plan dont il fait état exhorte les services de médecine traditionnelle à collaborer avec les organismes officiels de santé "pour trouver un schéma thérapeutique combinant la médecine traditionnelle chinoise et la médecine occidentale".
Un appel en phase avec la campagne globale du gouvernement visant à développer l'usage de la médecine traditionnelle en Chine, pratiquée par environ 450.000 praticiens, selon les chiffres officiels. Vieille de plusieurs millénaires, celle-ci comprend notamment des médicaments (surtout à base de végétaux), des massages, l'acupuncture ou encore le qigong (gymnastique traditionnelle). La Chine entend développer le recours à ces pratiques ancestrales peu onéreuses. Fin décembre, la première loi sur la médecine traditionnelle a été voté : les professionnels du pays peuvent désormais obtenir des licences et ouvrir des cliniques plus facilement.
La médecine traditionnelle n'est que l'une des méthodes promues par le plan quinquennal anti-Sida des autorités, aux côtés de la médecine moderne. Le nouveau plan anti-Sida vise par ailleurs à réduire d'au moins 10% les "comportements sexuels homosexuels liés au Sida" et à faire baisser à moins de 4% le taux de transmission de la mère à l'enfant. Le pays comptait fin 2014 un total de 501.000 personnes atteintes du Sida ou porteuses du virus du VIH, selon un décompte officiel transmis à l'ONU en 2015.
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