Un nouveau travail, publié par le Jama, montre qu'en prévention primaire, les bénéfices cardiovasculaires de l'aspirine sont contrebalancés par le risque accru d'hémorragie, notamment au niveau cérébral et intestinal.
Le Jama publie les résultats d'une méta-analyse portant sur 13 essais réalisés entre 1998 et 2018, englobant un total de 164 225 personnes indemnes de maladies cardio-vasculaires. La prise d'aspirine était associée à une baisse de risque d'événements cardio-vasculaires - définies par un décès d'origine cardio-vasculaire, la survenue d'un infarctus du myocarde ou d'un AVC, de 0,38%. Dans le même temps, il a été constaté une augmentation du risque de saignement majeur de 0,47%.
Au total, les auteurs de cette étude ont donc indiqué que dans cette population, la prise d'aspirine est associée à « un risque plus faible d'événements cardiovasculaires et à un risque augmenté de saignements majeurs ».
Ce n'est pas la première fois que l'aspirine est sous le scope de travaux en prévention primaire. En 2018, le NEJM a publié trois articles sur l'essai ASPREE qui étudiait les effets de l'aspirine à faible dose en prévention primaire chez les séniors et concluait à un rapport bénéfice/risque défavorable.
Pas de conclusion définitive
L'article n'apporte de conclusion finale sur cette question, estimant qu'à titre individuel, on ne peut apporter de réponse précise à partir de données qui concernent la population. « Pour certains patients, la balance peut pencher plus clairement d'un côté ou de l'autre », commente Stephen Evans, professeur de pharmaco-épidémiologie à la London School of Hygiene & Tropical Medicine.
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