Environ un mois après le feu vert donné par la Haute Autorité de santé (HAS) pour la vaccination contre le Covid-19 de tous les enfants de 5-11 ans, avec le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech, le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) vient de publier un communiqué d'« aide à la décision » concernant cette vaccination.
Analyse de l'essai clinique du NJEM
Pour cela, le CNGE s'appuie sur l'analyse de l'essai clinique publié en novembre 2021 dans le New England Journal of medecine qui avait inclus plus de 2 200 enfants (aux États-Unis, Pologne, Espagne, Finlande). Parmi les résultats de cette étude, il apparaissait que dans le groupe témoin, l’incidence du Covid symptomatique était de 2,13 % contre 0,20 % dans le groupe d'enfants vaccinés.
Au final, le vaccin réduisait de 90,7 % le risque de développer un Covid-19 dans un délai de 7 jours ou plus après la seconde injection. Le CNGE tient à préciser que ce résultat « ne signifie pas que 90,7 % des sujets qui ont reçu le vaccin étaient protégés ». Il ajoute par ailleurs qu'il « n'y a eu aucune forme de Covid-19 grave nécessitant une hospitalisation dans cet essai conduit bien avant l’apparition du variant Omicron ». Dans sa « boîte à décision », le Collège précise que l'on ne peut pas évaluer le nombre d'enfants à vacciner pour éviter une forme sévère après l'injection.
Il indique encore que le nombre d'enfants à vacciner pour éviter un cas de Covid symptomatique est de 52. Le CNGE livre aussi les résultats de l'analyse détaillée concernant les effets indésirables liés au vaccin. Ainsi, pour 1 000 enfants dans le groupe Comirnaty 70 souffriront de fièvre 7 jours après la deuxième dose, contre 10 parmi les 1000 enfants du groupe placebo.
Comme il l'avait fait en 2021 pour les vaccins destinés aux adultes, par cet outil d'« aide à la décision », le but est de délivrer des préconisations « élaborées en toute transparence et fondées sur des données scientifiques valides, fiables, et partagées », écrivait le Collège il y a un peu plus d'un an.
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