-Cochrane Reviews : TCC, quelle efficacité dans les acouphènes ?
Les acouphènes affectent 21 % des adultes, et pour 2 à 3 % occasionnent des problèmes sévères d’anxiété, de dépression, d’insomnies et d’altérations importantes de qualité de vie.
Une revue Cochrane a rassemblé les études randomisées comparant la thérapie cognitive et comportementale (TCC) à d’autres traitements auditifs ou à l’absence de thérapie. La procédure classique d’évaluation Cochrane a été appliquée avec comme critère de jugement principal l’impact de l’acouphène sur la qualité de vie liée aux acouphènes et les problèmes sévères associés à ce trouble auditif. Les critères secondaires étaient basés sur la dépression, l’anxiété et la qualité de vie générale.
28 études principalement européennes rassemblant 2 773 personnes ont été décortiquées.
Par rapport à l’absence d’intervention, les TCC réduisent significativement l’impact des acouphènes sur la qualité de vie. Sur l’échelle THI (Tinnitus Handicap Inventory), elles permettent un gain de 10,91, la valeur de 7 étant considérée comme la valeur minimale cliniquement importante. Sept études soulèvent la question d’effets indésirables potentiels mais les chercheurs relativisent compte tenu de données de tolérance plutôt rassurantes dans d’autres travaux. Pour la dépression, les TCC procurent un léger mieux (différence moyenne standardisée de 0.34). En revanche, sur l’anxiété, les chercheurs sont dubitatifs.
Par rapport à la thérapie sonore ou TRT (traitement d'habituation par générateur de bruit), les TCC améliorent la qualité de vie associée aux acouphènes mesurée par l’échelle THI avec un gain de 15 mais cette appréciation se fonde sur une seule étude ayant inclus 42 participants. Il y a peu de données solides sur la dépression, l’anxiété ou la qualité de vie générale (faible certitude). La TCC peut réduire le biais cognitif négatif lié aux acouphènes. Aucun signal d’intolérance n’a été rapporté.
Comparativement à d’autres traitements auditifs, trois études plaident en faveur des TCC sur la qualité de vie mais avec un bénéfice relativement moyen chiffré à 5,65 (pour un seuil de bénéfice clinique important à 7).
Dans 16 études comparant les TCC à d’autres méthodes comme la relaxation, l’information ou la discussion sur des forums en ligne, les TCC sont meilleures sur la qualité de vie (différence moyenne standardisée de -0.30). Toutefois, sur l’échelle THI, l’amélioration n’est que de 5,84 points, inférieure au seuil d’efficacité importante de 7. Les TCC peuvent réduire avec un faible niveau de certitude l’anxiété et la dépression. Côté évolutif, un patient a vu ses acouphènes s’aggraver dans le groupe TCC contre 2 dans le groupe « information ».
Au total, « il existe des preuves de certitude faible à modérée que la TCC peut réduire l'impact négatif des acouphènes sur la qualité de vie, avec peu ou pas d'effets indésirables (bien que des recherches supplémentaires sur ce sujet soient nécessaires) » retiennent les auteurs.
-The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism : Les habitudes de vie plus fortes que la génétique dans le diabète de type 2
Une cohorte de près de 20 000 personnes a été suivie en Chine pendant une durée médiane de 4,6 ans (cohorte Dongfeng-Tongji). Les auteurs ont scoré les habitudes de vie en 6 points : non-fumeur, non buveur, alimentation saine, IMC entre 18,5 et 23,9 kg/m², périmètre ombilical inférieur à 85 cm chez l’homme et 80 cm chez la femme et activité physique. Par rapport à de mauvaises habitudes de vie, un état intermédiaire ou « idéal » réduisent respectivement le risque de diabète de 23 % et 46 %. Même chez les sujets à forte prédisposition génétique, une bonne hygiène de vie est bénéfique avec une réduction de risque de 29 % à 49 % selon des habitudes de vies moyennes ou idéales. Les chercheurs soulignent l’intérêt d’étendre le bénéfice d’un mode de vie sain à l’ensemble de la population.
-The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism : Des incidentalomes pas si bénins
Les incidentalomes, c’est-à-dire des lésions découvertes fortuitement au scanner ne sont pas si anodins. Des chercheurs italiens ont étudié de façon prospective 601 scanners abdominaux et ils ont découvert dans 7 % des cas un incidentalome dans la région des surrénales. Un évènement « plus fréquent qu’habituellement rapporté » pour les auteurs. Ils trouvent une association statistiquement significative entre l’incidentalome et le diabète de type 2. Les patients porteurs de cette découverte fortuite avaient un IMC plus élevé, un périmètre ombilical plus grand et un taux plus élevé de diabète. 50 % des incidentalomes sécrétaient du cortisol.
-NEJM : Mieux vaut opérer tôt une sténose aortique serrée
Dans l’étude Recovery, les chercheurs californiens ont réparti 145 patients souffrant de sténoses aortiques serrées en deux groupes : un opéré dans les deux mois suivant la randomisation et l’autre traité de manière plus conservatrice. Un seul patient du groupe opéré rapidement a eu un évènement grave voire mortel alors que 11 du groupe conservateur ont souffert d’un évènement cardiovasculaire grave. La mortalité de toutes causes était 3 fois plus faible dans le groupe traité tôt (5 contre 15).
-Clin Infect : Le tabac, facteur de risque avéré d’infections fungiques invasives
Le tabac augmente de 41 % le risque d’infections fongiques sévères selon une méta-analyse d’une étude française compilant 25 études incluant 18 000 participants (RR de 1,41). Les études les plus récentes sont celles qui objectivent le risque le plus marqué par rapport aux travaux plus anciens (RR 2.08). « Les stratégies de sevrage tabagique devraient être mises en place, surtout chez les patients qui sont déjà à risque d’infection fungique » concluent les auteurs.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
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Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention