Alors que la levée progressive des mesures de freinage est lancée, la diminution de la circulation virale, engagée depuis la mi-avril, se confirme. C’est ce que suggère le point épidémiologique publié cette semaine par Santé Publique France.
De fait, en semaine 17 (du 26 avril au 2 mai), les indicateurs épidémiologiques ont continué de baisser, pour certains pour la 3ème semaine consécutive. Ainsi le taux d’incidence a-t-il poursuivi sa chute, avec une baisssse de 20% par rapport à la semaine 16, pour atteindre 241 pour 100 000 habitants la semaine dernière. De même, le nombre de nouvelles hospitalisations de patients Covid-19 a continué de reculer (-13% par rapport à la semaine 16).
Et s'il y a deux semaines, Santé Publique France jugeait, devant une forte diminution du recours au dépistage, qu’il était encore trop tôt pour conclure définitivement au passage du pic de la troisième vague, les données publiées hier apparaissent moins ambiguës. En effet, le taux de dépistage corrigé a enfin marqué une reprise, celle-ci apparaissant surtout liée à une forte augmentation (+131%) du recours aux tests chez les 0-14 ans.
La vaccination de masse indispensable
Cependant, les chiffres ne permettent pas encore de crier victoire. D’abord parce que, d’après l’agence, « la pression hospitalière reste élevée » avec un nombre de personnes en cours d’hospitalisation encore supérieur à 28 000 (et à 5 000, en soins critiques) à la date du 4 mai. Mais aussi car les résultats d’une enquête de séroprévalence conduite en février suggèrent qu’à la veille de la 3ème vague, l’immunité collective semblait encore loin d’être atteinte. « La proportion de personnes séropositives pour le SARS-CoV-2 est estimée à 13,2% en semaine 06 en 2021 », rapporte Santé Publique France, d’après qui « après plus d’un an de diffusion du virus, ces estimations confirment que même avec la progression attendue de l’immunité naturelle lors de la vague épidémique évoluant depuis mars 2021, seule une vaccination de masse permettrait d’atteindre rapidement une immunité collective susceptibles d’influencer très favorablement la dynamique de l’épidémie ».
Lueur d’espoir : la campagne de vaccination semble s'accélérer, de sorte que la part des personnes complètement vaccinées a enfin dépassé 10% la semaine dernière. Par ailleurs, un volet de l’enquête CoviPrev réalisé entre le 21 et le 23 avril indique que chez les jeunes de 18 à 24 ans, l’intention de se faire vacciner a augmenté de près de 20 points de pourcentage entre mars et avril.
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