Diffuser une communication bridée doit-elle considérer comme une pathologie transmissible d'un gouvernement à l'autre ? La variole du singe soulève les mêmes problématiques de communication au sein des agences publiques que celles notées du temps des premières années de l'épidémie VIH. Mélanie Heard, responsable du pôle santé de Terra Nova dans une note (1), relève ces dilemmes de communication, entre le risque de stigmatiser une communauté, celles des LGBT, exposée à l'homophobie et la nécessité de cibler les messages de prévention et de prise en charge en direction des hommes ayant des relations sexuelles avec de nombreux hommes. Alors que cette communauté « s'offre elle-même à servir de rempart ! Cette aphasie des politiques est dénoncée par Antoine Flahaut et Laure Dasinière: « Ce qui est particulièrement affligeant dans cette épidémie, c'est l'absence quasi-totale de politique de santé publique qui s'y rattache. Un peu partout en Europe, les autorités de santé semblent avoir abdiqué dans cette affaire, laissant les patients se débattre seuls avec leurs cliniciens. » Bref, aucun retour d'expérience n'aurait été tiré des résultats des campagnes de prévention contre le VIH à la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix. À cette époque, les responsables de santé publique optent pour un discours universaliste du type « Le sida, il ne passera pas par moi ». Pourtant, les associations de lutte appelaient à une communication ciblée sur la communauté homosexuelle. Certains responsables de l'époque évoquent même un dialogue de sourds entre les associations et l'Agence française de lutte conter le sida. Trente ans plus tard, le politiquement correct doit-il une nouvelle fois l'emporter sur les objectifs de santé publique ?
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