Ce mardi sera lancée une vaste étude épidémiologique « pour décrire la santé et la qualité de vie de la population » suite à l’incendie de l’usine chimique Lubrizol de septembre 2019, a annoncé Santé publique France.
Elle sera menée auprès de 5 200 habitants de Seine-Maritime tirés au sort. « 4 000 adultes et 1 200 enfants » de 122 communes de ce département seront invités à répondre à un questionnaire en ligne ou par téléphone, afin de recueillir « des informations sur leur perception de cette catastrophe industrielle et de leur exposition aux nuisances et pollutions qu'elle a générées, sur les symptômes et problèmes de santé ayant pu être ressentis pendant l'accident et dans ses suites, ainsi que sur leur état de santé actuel ». L'étude interrogera aussi 1 000 adultes et 250 enfants habitant au Havre et ses environs, « définie comme zone témoin ». « Les premiers résultats de l'étude seront disponibles fin 2020-début 2021 », ajoute Santé publique France, précisant que « cette enquête fait partie d'un ensemble d'études épidémiologiques mis en place (...) pour évaluer l'impact global sur la santé, à moyen et long termes, de cet accident industriel de grande ampleur », baptisé « Santé Post Incendie 76 ».
En juillet dernier, dans le cadre du CMGF 2020, avaient été présentés les résultats d’un questionnaire mené auprès de 1 099 généralistes, à l’initiative de l’URPS-ML de Normandie. Ils montraient que 74 % des médecins avaient observé des signes cliniques chez leurs patients (irritation, céphalées, anxiété) et que plus de 80 % n’avaient reçu aucune information ni communication de la part des autorités sanitaires.
Début juin, la commission d'enquête du Sénat sur la catastrophe a publié un rapport dénonçant un suivi sanitaire « tardif et incomplet » et un manque de « culture du risque en France ».
(avec AFP)
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