Le 11è Congrès de la télémédecine, à Paris, a fait souffler un vent d'optimisme sur le secteur. Après une année 2018 historique qui a vu l'entrée de la téléconsultation dans le droit commun du remboursement (depuis le 15 septembre), les feux sont au vert. Le modèle – dans le cadre du parcours de soins – est jugé suffisamment souple pour permettre aux acteurs de s'adapter. En ce sens, la Haute autorité de santé (HAS) a rappelé les conclusions de sa « fiche mémo », publiée en avril, dans laquelle elle s'interdit d'exclure a priori certaines situations cliniques de l'usage de la télémédecine. Elle travaille à la rédaction d'un guide de bonnes pratiques qui devrait paraître début 2019.
Au ministère, le message se veut volontariste. Pour Yann-Maël Le Douarin, conseiller médical télémédecine à la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), il n'y a plus de raison d'hésiter. Le code de la Sécu permet à un praticien de facturer les actes de télémédecine même si le patient n’est pas en mesure de lui présenter sa carte Vitale. Avec le déploiement du plan Ma Santé 2022, qui accorde une large part aux outils numériques, l'exercice 2019 devrait être fertile.
Le ministère peut désormais aussi compter sur les pharmaciens. Un accord conventionnel autorise les officinaux à proposer à leurs patients de communiquer avec leur médecin depuis l’espace de confidentialité de la pharmacie. En contrepartie, les pharmaciens toucheront une rémunération variable : 200 euros jusqu’à vingt consultations annuelles, 300 euros jusqu’à trente, et 400 euros au-delà.
Pour l'Ordre enfin, l'heure est au pragmatisme. Le Dr Jacques Lucas, vice-président, l'affirme, « la télémédecine ne doit pas être administrée davantage ». Prochaine étape : le remboursement à partir de février 2019 de la téléexpertise.
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