DANS LE CADRE d’une vaste réforme de son système économique, Cuba a, de source officielle, supprimé 46 000 postes de techniciens médicaux et fermé 602 cabinets de consultation pour réduire ses dépenses de santé. Dans l’île, l’accès aux services de santé, universel et gratuit, est un emblème de la révolution et une référence en Amérique latine, mais depuis la crise économique des années quatre-vingt-dix, après la chute du bloc soviétique qui soutenait le régime cubain, le système de santé s’est détérioré, victime du manque de ressources et de contrôles. Le nombre de « techniciens en stomatologie, pharmacie, laboratoire, rayons X, assistants dentaires et autres techniciens intermédiaires de la santé » est passé de 133 788 en 2009 à 87 628 en 2010, selon un rapport du Bureau national des Statistiques (ONE). En parallèle, le nombre de cabinets de consultation des « médecins de famille » a diminué de 12 068 en 2009 à 11 466 l’an dernier.
Malgré ces réductions, le nombre de médecins a augmenté de 1 626, et celui des dentistes de 572. Les baisses d’effectifs s’inscrivent dans le contexte des réformes lancées par le président cubain Raul Castro pour tenter de sauver un modèle économique au bord de la faillite. Elles ont été validées par le VIe congrès du parti communiste (PCC, parti unique) en avril. Le document « Transformations nécessaires dans le système de santé publique » a prévu de « réorganiser, réduire et régionaliser les services de santé », en faisant en sorte que « chaque patient reçoive les soins adéquats, avec la qualité requise ».
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