LES EUROPÉENS ont une opinion relativement dégradée de leur système de santé, d’après une enquête présentée la semaine dernière lors de la Convention on health analysis and management (CHAM), à Chamonix. Commandé par Europ assistance et le cercle santé société, ce baromètre en santé, dont c’est la cinquième édition, souligne à quel point...les Polonais, en particulier, doutent de l’organisation des soins dans leur propre pays. C’est en Italie que la compétence technique des médecins inspire le moins confiance (sur les dix pays sondés, dont les États-Unis, la France arrive en 4e position s’agissant de ce critère).
L’Espagne, touchée de plein fouet par la crise économique, affiche un fort pessimisme : les trois quarts des Espagnols interrogés s’attendent à un creusement des inégalités et à une multiplication des erreurs médicales.
Le sondage, mené en pleine tempête Mediator au sein de l’Hexagone, livre cette statistique assez surprenante : 58 % des Français feraient confiance aux autorités sanitaires pour le contrôle des médicaments. Le Pr Yves de Prost (AP-HP) s’est dit étonné, tout en précisant que « la confiance dans le médicament est une notion difficile à établir, car elle dépend de la confiance dans le prescripteur ». Aux yeux de Victor Rodwin, professeur de management en santé à New York, un tel résultat rend difficile toute interprétation, et fait douter de la pertinence du sondage.
Renoncement aux soins.
D’après le même baromètre, 29 % de Français auraient renoncé à des soins en 2010 - dents et lunettes principalement - contre 25 % des Américains. Un Français sur deux, s’il devait se faire opérer, choisirait un chirurgien généraliste proche de son domicile plutôt qu’un chirurgien spécialiste d’une ville éloignée. Les Français apparaissent moins technophiles que leurs voisins : s’ils sont de plus en plus nombreux à chercher des informations en santé sur Internet, une courte majorité (53 %) d’entre eux adhère à l’idée de la surveillance médicale par téléphonie mobile (pour le relevé quotidien de la glycémie par exemple), alors que les trois quarts des Suédois et des Espagnols sont pour. 48 % des Français sondés refusent que leur dossier médical soit transmis via Internet à un spécialiste pour un autre avis. La consultation par webcam interposée, de même, est rejetée : le non l’emporte massivement en France (82 %).
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