Trois cent cinquante personnes dont 30 médecins travaillent au service cardiologie du CHU de Toulouse.
Mais ces dernières années, devant le nombre important de surspécialités déployées dans l’établissement, l’organigramme était devenu illisible… « Nous avons fait le choix de cette réorganisation pour gagner en efficience, optimiser la prise en charge des patients et gagner aussi en visibilité auprès de nos partenaires extérieurs, les libéraux, le SAMU… etc », détaille le Pr Didier Carrier, cardiologue, qui codirige avec son homologue le Pr Michel Galinier le service de cardiologie. « L’idée est de renforcer le potentiel de nos forces médicales et paramédicales en interne, car nous en étions arrivés à mélanger un peu toutes les spécialités : coronaires et valves, rythmologie, insuffisance cardiaque, détaille le médecin. Désormais par exemple, tous les spécialistes de cardiologie interventionnelle sont regroupés dans deux unités pour optimiser la prise en charge des patients. »
Cette réorganisation s'effectue en maintenant la fédération de cardiologie. « Les différentes spécialités restent sous son égide et le président de cette instance, actuellement le Pr Galinier, qui joue en quelque sorte le rôle de juge de paix, changera tous les deux ans. »
Favoriser l'ambulatoire
Dans le même temps une unité d’hospitalisation de semaine de 12 lits a été créée. Elle fonctionne du lundi matin au vendredi soir et est consacrée aux « patients réglés » qui restent un maximum de 4 nuits pour des bilans de cardiopathie.
Par ailleurs un hôpital de jour de 30 lits mutualisé avec les services de diabétologie et de nutrition, de médecine vasculaire, et d’hypertension a vu le jour. L’objectif est de favoriser l’ambulatoire dans les disciplines de cardiologie. « Jusqu’à présent, nos capacités d’accueil étaient très insuffisantes dans ce domaine avec seulement trois lits. Désormais nous en avons huit », explique Didier Carrié.
Dans cette spécialité qui enregistre un taux d’hospitalisation de 85 % au CHU, cette nouvelle organisation adoptée à moyens constants, semble déjà avoir fait ses preuves. « Nous avons enregistré une hausse d’activité de l’ordre de 3 à 4 % et envisageons à moyen terme l’embauche d’au moins deux médecins », avance le cardiologue.
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