ILS PARTAIENT CONFIANTS mais sont revenus déconfits. Cette semaine à Marseille, les syndicats ont vu leur demande de table ronde sur l’avenir des onze centres de santé mutualistes (et de la clinique mutualiste de Bonne veine) rejetée par le préfet des Bouches-du-Rhône. La CGT, les syndicats de chirurgiens dentistes (SNCDCS) et de médecins (USMCS) de centres de santé avaient manifesté mardi avec le soutien de 600 personnes contre la menace de fermeture qui pèse sur ces établissements, conséquence des difficultés financières que rencontre le Grand conseil de la mutualité (GCM), en cessation de paiement.
Le déficit s’élève à 4 millions d’euros.
Premier réseau de soins dans la région après l’hôpital public, les centres de santé et cliniques mutualistes emploient 1 200 salariés et soignent chaque année 200 000 patients, souvent en situation précaire, qui bénéficient du tiers payant et des tarifs de secteur 1. « Les représentants du préfet et de la direction des soins de l’ARS se sont défaussés en nous expliquant que la problématique des centres de santé devait être discutée au niveau national et non local », enrage Robert Peiron, délégué syndical CGT. Idem pour la clinique de Bonneveine, que l’ARS ne semble pas disposer à sauver ».
En interne, l’ambiance s’est dégradée depuis janvier 2011, lorsque le Grand conseil de la mutualité a opté pour un plan d’équilibre budgétaire déplaisant pour les professionnels de santé. « La Mutualité nous a demandé d’accepter la tarification à l’acte et d’augmenter notre activité de 4500 à 6500/7 000 actes annuels, explique le Dr Gérard Israël, médecin généraliste au centre de santé mutualiste de Martigues et délégué syndical. Sur le dernier point, on peut discuter. Mais nous ne sommes pas prêts à sacrifier notre rémunération à la fonction ». Pour la clinique de Bonneveine, le plan de la Mutualité prévoit une externalisation des activités que refusent les syndicats. « L’établissement a été bénéficiaire pendant 30 ans, rappelle le Dr Israël. Plutôt que de s’en défaire, on pourrait travailler à son développement ».
Les syndicats appellent à une nouvelle journée d’action le 18 janvier, à l’occasion du sommet social pour l’emploi. Ils ne manqueront d’interpeller Nicolas Sarzozy lors de sa venue dans la cité phocéenne, le 24 janvier.
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