455 organismes (326 mutuelles, 103 sociétés d’assurances et 26 institutions de prévoyance — IP) exerçaient une activité de complémentaire santé en France en 2018, indique la DREES (ministère de la Santé) dans son dernier rapport financier. La concentration du secteur est spectaculaire puisque le nombre de mutuelles a été divisé par cinq depuis 2001 et celui des institutions de prévoyance par deux.
La généralisation de la complémentaire santé en entreprise en 2016 « ne semble pas avoir particulièrement accentué » ce phénomène de concentration, précise la DREES. Cette réforme a en revanche dopé les contrats collectifs, qui ont gagné 3,6 points de parts de marché (48 % des cotisations collectées en santé en 2018).
Entre 2017 et 2018, la masse des cotisations collectées en santé a augmenté de 736 millions d’euros (+ 2 %). Mais les prestations santé ont augmenté encore plus fortement (+ 2,1 % à hauteur de 29,6 milliards d’euros), sous l'effet des contrats en collectif – dynamique qui concerne notamment les soins optiques et dentaires. Au total, les mutuelles affichent un excédent de 238,1 millions d’euros (soit 1,3 % des cotisations) ; les assurances ont un résultat positif de 355,9 millions d'euros (2,9 % des cotisations).
En 2018, 79 % des cotisations sont reversées en prestations et 20 % couvrent les charges de gestion des organismes, un pourcentage stable. Ces coûts de gestion sont plus faibles en collectif (18 %) qu’en individuel (22 %). Les IP sont moins gourmands (16 %) que les mutuelles (20 %) et les assurances (22 %).
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