« Le port du masque doit être un geste obligatoire, ni facultatif ni aléatoire », déclare l'Académie nationale de médecine dans un communiqué, saluant la décision du gouvernement de faire de cette mesure barrière une obligation dans les lieux clos recevant du public.
Initialement prévu pour le 1er août, le décret rendant obligatoire le port du masque dans les établissements fermés, notamment les commerces, entrera « en vigueur la semaine prochaine », a annoncé le Premier ministre Jean Castex ce 16 juillet au Sénat. « D'ici lundi ou mardi », a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran à l'Assemblée nationale.
La mesure la plus efficace
« Le port de masque "écran" ou "grand public" s’impose comme la mesure la plus efficace pour supprimer la transmission du virus de personne à personne à condition qu’elle soit appliquée par tous dans l’espace public », considère l'Académie de médecine. Et de rappeler que de récentes études révèlent que les porteurs de virus asymptomatiques sont potentiellement contaminateurs (à l'origine de la moitié des transmissions, selon Santé publique France). D'autres travaux accumulent des preuves en faveur d'une transmission du virus par des particules salivaires aérosolisées en milieu clos.
Appuyant l'obligation du port du masque dans les lieux clos par le gouvernement, l'Académie de médecine recommande aux pouvoirs publics de diffuser une vaste campagne d'information sur ce geste altruiste et de maintenir le contrôle du port obligatoire du masque dans les transports en commun terrestres et aériens.
Anticipation de certaines communes
« J'encourage et j'invite l'ensemble des Français, sans attendre la parution d'un décret et sans que l'obligation soit inscrite dans le marbre, à porter un masque dans tous les lieux clos quels qu'ils soient, et quand ils sont regroupés encore davantage », a exhorté le Premier ministre. Et d'ajouter : « Porter un masque ne protège pas en soi. Il faut conserver de la distanciation sociale, se laver les mains, et utiliser du gel hydroalcoolique. »
Plusieurs communes ont de fait pris les devants. Ainsi, le port du masque est obligatoire depuis lundi 13 juillet dans les établissements publics de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) après la détection de plusieurs cas de Covid-19 dans une école. Karim Bouamrane, le nouveau maire PS de Saint-Ouen, appelle à « la vigilance », alors que les disparités sociales et économiques ont servi de terreau à l'expansion de l'épidémie de Covid-19, avec à la clé, une surmortalité des populations les plus vulnérables.
Le port du masque est aussi obligatoire depuis le 16 juillet dans les lieux clos de six communes de Mayenne (Laval et sa périphérie), après une augmentation inquiétante des cas de Covid-19 dans ce département où une campagne de dépistage massif est en cours. La Mayenne a dépassé légèrement le seuil d'alerte avec 50,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants détectés en sept jours. Le taux de reproduction (R0) y est aux alentours de 1,5 contre environ 1,2 au niveau national, selon l'Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire.
De même, le préfet du Finistère a acté l'obligation du port du masque sur les marchés (alimentaires ou non) de certaines communes et dans les établissements clos des îles de Batz, Molène, Ouessant et Sein, qui voient la population tripler voire quadrupler l'été. Le non-respect de ces mesures est passible d’une amende de 135 euros, rappelle la préfecture.
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