Juste après les désormais traditionnels applaudissements de 20 heures, quelque 300 personnes ont manifesté ce lundi 11 mai devant le CHU de Nantes. Devant une dizaine de soignants sortis sur les escaliers de secours, les manifestants ont applaudi et scandé « merci ». « Du fric pour l'hôpital public », ont-ils également entonné.
« Ça fait deux mois que j'ai envie de manifester, depuis le début, je suis restée chez moi par respect pour les autres mais à ma fenêtre, il y avait une banderole, ma colère elle n'a fait que croître pendant tous ces mois », a expliqué à l'AFP Aurélie, 35 ans, se tenant à l'écart du groupe principal de manifestants. La jeune femme se dit « en désaccord total avec la gestion de cette crise ».
Du Fric Du Fric Pour l’Hopital Public #Nantes ce soir! pic.twitter.com/XKJiz8lpKq
— L’Affreux JoJo (@GNantais) May 11, 2020
Déconfiner la colère
À Toulouse aussi, ils étaient une centaine à s'être réunis devant l'hôpital Purpan lundi après-midi pour demander des moyens supplémentaires pour la santé. À l'appel de plusieurs syndicats (CGT et SUD), soignants et usagers ont saisi l'occasion de « déconfiner leur colère ». « Stop à la casse de la Sécurité sociale », « du fric pour l'hôpital public »… Plusieurs banderoles ont été déployées sur les grilles du CHU de la ville rose.
Toulouse hôpital Purpan!!! Rassemblement à l'appel des hospitaliers !!! pic.twitter.com/7l8n9VP5cX
— Act Up Sud-Ouest (@actupsudouest) May 11, 2020
« Au premier jour du déconfinement, c'était symboliquement important que l'on montre le manque de moyens qui a rendu cette crise dangereuse », relate Alain Notes, kiné et représentant SUD. Le mot d'ordre du rassemblement ? « On leur fait payer la crise ! »
Matthieu Guillem, un généraliste trentenaire, a tenu lui aussi à être présent devant l'hôpital où il a fait son internat il y a deux ans. Le jeune praticien s'inquiète des conséquences de la crise pour les malades. « J'ai des patients qui n'ont pas pu recevoir leur chimio. On risque de se retrouver dans les prochains mois avec une surmortalité à cause de cette gestion qui a privé certains malades de soins », peste-t-il.
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