Depuis mardi 12 janvier, les internes des hôpitaux anglais sont en grève pour la première fois depuis près de quarante ans pour protester contre de nouvelles conditions salariales. Cette initiative a entraîné l'annulation de plusieurs milliers de consultations et d'opérations ; près de 4 000, a annoncé le système de santé publique (NHS) en Angleterre. « Je fais grève aujourd'hui parce que le gouvernement veut imposer aux internes un contrat qui n'est ni sûr ni juste. Il sera dangereux pour les patients, il fera travailler les médecins jusqu'à l'épuisement », explique Paul Robinson devant l'hôpital londonien de St Thomas, où il exerce habituellement.
« Actuellement, nous travaillons dans le cadre de la directive européenne sur le temps de travail, soit en moyenne 48 heures par semaine. Le gouvernement essaye de faire sauter cette limite, ce qui pourrait se traduire par des semaines de 50-60 heures », souligne Ben Brazier, un autre interne en grève.
Certains horaires auparavant considérés comme étant hors des horaires normaux (par exemple, le samedi) ne le seront plus, et donneront donc lieu à des rétributions plus faibles.
Les négociations se poursuivent entre le syndicat des internes et le gouvernement mais deux autres mouvements de grève sont déjà planifiés : ils travailleront 48 heures la semaine à partir du 26 janvier sauf dans les services d'urgence et seront en grève totale le mercredi 10 février.
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