Opposée au tiers payant et aux GHT, la CGT appelle à la grève le 1er octobre contre la loi de santé

Par
Publié le 23/09/2015
Article réservé aux abonnés

Crédit photo : S TOUBON

La fédération CGT Santé et action sociale appelle à une journée d’action et de mobilisation devant le Sénat le 1er octobre avec la FO et Sud pour le « retrait du projet de loi de santé » et un « meilleur projet de loi sur le financement de la Sécurité sociale ». Selon la fédération, ces deux projets de loi vont « encore » accentuer la dégradation des acquis et des intérêts des salariés.

Un texte fourre-tout

« C’est un texte fourre-tout, personne n’a tiré de bilan des réformes précédentes » explique sa secrétaire générale Mireille Stivala, selon qui cette loi est le prolongement des politiques d’austérité décidées par le gouvernement, avec un ONDAM historiquement bas fixé à 1,75 % pour les deux prochaines années.

Le syndicat se positionne notamment contre le tiers payant généralisé qu’il juge « techniquement infaisable », mais surtout s’oppose à la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT). « Nous sommes très inquiets, lance Mireille Stivala, le but des GHT est de mutualiser et faire des économies. Cette restructuration entraînera la fermeture de lits, de services et la suppression de postes ».

Des économies à tout prix

« On s’attaque partout aux 35 heures et aux organisations de travail », poursuit-elle. En passant aux 35 heures en 2002, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a distribué RTT et jours de repos aux salariés. Pourtant, la CGT santé a recensé des milliers d’heures supplémentaires qui s’accumulent sur des comptes épargne-temps. « L’hôpital a une dette de 10 à 12 millions de jours envers l’ensemble du personnel et les établissements seront incapables de les restituer. Cette dette équivaut à 50 000 emplois », affirme Mireille Stivala.

« Mais on revendique 200 000 emplois afin d’irriguer l’ensemble de notre secteur et de remplir correctement notre travail », ajoute Philippe Crepel, porte-parole de la fédération. Des emplois qui avaient également été promis lors de la mise en place des 35 heures, les salariés s’attendaient à une embauche massive mais « 36 000 agents ont été embauchés contre les 80 000 attendus ».

La CGT Santé a annoncé une autre journée de mobilisation confédérale le 8 octobre en intersyndicale avec le Sud et la FSU pour défendre la revalorisation des salaires, la protection sociale et pour la défense du service public.


Source : lequotidiendumedecin.fr