ENVIRON 22 000 RÉFÉRENCES de médicaments commercialisés ou dont la commercialisation a été arrêtée il y a moins de deux ans sont listées depuis le 1er octobre sur le site www.medicaments.gouv.fr. Plusieurs informations figurent sur chacun des produits : composition, indications, précautions d’emploi, contre-indications, prix, taux de remboursement, SMR et ASMR. On peut également y trouver le fac-similé de la notice figurant dans la boîte ainsi que les éventuelles alertes émises à l’encontre du médicament par les agences sanitaires. Des icônes précisent en outre les modalités de sa délivrance (s’il est à prescription obligatoire ou facultative), et signalent si la spécialité appartient ou non à un groupe générique, ou si elle est de réserve hospitalière.
Le décret qui encadre ce nouveau dispositif a été publié au journal officiel du 29 septembre. Marisol Touraine a rappelé les « enjeux » de cette base de données qui était prévue par la loi Bertrand de décembre 2011 sur la sécurité sanitaire des produits de santé. « Il était nécessaire que nos concitoyens et les professionnels de santé aient accès à des données fiables, transparentes et facilement accessibles », a-t-elle déclaré. La ministre de la Santé a ajouté que « le fameux Vidal » comprenait moins de références, et était « loin d’être aussi complet ».
Cette base de données est appelée à évoluer « en fonction des retours des patients et des professionnels de santé ». Actuellement, la liste peut être consultée en tapant le nom d’un médicament. À terme, la recherche pourra également s’effectuer à partir d’une pathologie, et pourquoi pas, d’un symptôme.
À l’horizon du printemps 2014, ce site doit également héberger l’ensemble des avantages perçus (à partir de dix euros) par les professionnels de santé, étudiants, établissements de santé, sociétés savantes ou associations de patients, dans le cadre de leurs relations avec l’industrie pharmaceutique. Effectives depuis le 1er octobre, les déclarations obligatoires du « Sunshine Act à la française » sont actuellement hébergées sur le site des Ordres professionnels de santé concernés.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes