Ayant eu récemment de nombreux déboires auprès de ma mutuelle concernant des remboursements de vol de véhicule, de primes d’habitation extravagante, de dénouement de Madelin, je me pose la question : les mutuelles sont-elles encore des mutuelles, ou plutôt des assureurs iniques dans un secteur concurrentiel avec des marges obscures (la loi le leur permet !!) ?
Elles sont riches, assises sur un matelas de 17 Mds d’euros, avec une faible contribution aux économies demandées à l’exercice médical. Le train de vie de leurs dirigeants n’a rien à envier à ceux d’un ministre, la transparence sur les remboursements qu’elles octroient ou non est opaque pour leurs clients…
La décrue formidable des DMS leur a fait gagner des montagnes de remboursement concernant les prestations sur les chambres individuelles sans qu’aucun compte ne leur soit demandé… ou que nous ayons vu une quelconque réduction de nos primes.
Leurs frais de fonctionnement administratif sont de 13 à 20 % de leurs chiffres d’affaires alors que la Sécurité sociale à des frais de gestion autour de 5 %…
Est-il vraiment nécessaire de doublonner systématiquement les dossiers administratifs de remboursement des frais médicaux pour une part mineure de ces frais, à peine 13 % du remboursement global… 85 % revenant à la sécurité sociale.
Les mutuelles remboursent sans connaître les frais réels de lunetterie ou d’audioprothèses souvent largement surfacturés, voire dentaires, dans la plus grande opacité.
Il serait plus efficace de fermer totalement ces assurances et que les cotisations obligatoires versées ad libitum soient gérées par la Sécurité sociale au niveau régional avec un plus fort taux de remboursement des actes vraiment utiles et réglés à leur juste prix. (mais quel lobbying auprès des élus !)
Et enfin, ne devrait-on pas interdire ces pubs débiles que l’on nous impose, et dont le coût est faramineux. Ce ne sont vraiment plus des mutuelles mais des tiroirs caisses !
Vous souhaitez vous aussi commenter l'actualité de votre profession dans le « Quotidien du Médecin » ? Adressez vos contributions à jean.paillard@lequotidiendumedecin.fr .
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes