La prise en charge d’une opération du pancréas par un établissement où sont réalisées moins de 20 opérations par an augmenterait le risque de mortalité de 71 %, indique une étude réalisée en 2017 par le CHRU de Lille.
Les départements de chirurgie digestive et transplantation et d'information médicale (DIM) ont examiné les dossiers de 12 333 patients opérés de résection pancréatique de 2012 à 2015 en France. Les résultats montrent que la mortalité après chirurgie pancréatique « est étroitement corrélée au nombre d’opérations réalisées par le centre, indépendamment des complications des patients », indique l'Association française de chirurgie (AFC) qui présentera l'étude lors de son 119e congrès, les 27 et 29 septembre à Paris (porte Maillot).
Effet volume
« La mortalité est significativement supérieure dans les centres à très faible et faible volume, avec 9,1 % et 8,1 %, par rapport aux centres à moyen et haut volume, [où elle se positionne] à 5,8 % et 4,8 % », précise l'association. Dans le détail, l'étude montre aussi que chez les patients à faible risque, la mortalité est « significativement plus élevée dans les centres réalisant moins de 20 opérations par an (6,2 %) par rapport aux centres à moyen et haut volume (3,5 %) réalisant plus de 50 opérations ».
« La majorité des hôpitaux et des cliniques français opèrent moins d'une vingtaine de ces malades par an. Même si le cap de 50 opérations annuelles semble nécessaire pour atteindre une certaine sécurité dans le diagnostic et le geste, d’autres critères doivent être intégrés », comme la formation du personnel soignant ou l’équipement technique de l’établissement, indique le Pr Patrick Pessaux, secrétaire général de l’AFC.
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