LE GOUVERNEMENT annonce 1,8 milliard d'euros de moyens supplémentaires pour le secteur en 2010, sous forme de crédits budgétaires et d'allégements fiscaux, soit une hausse de 5,1 %, dont un milliard pour l'enseignement supérieur et 800 millions pour la recherche.
L'État va donner aux universités et aux organismes de recherche 649 millions d'euros en plus par rapport à 2009. Le reste des moyens supplémentaires est constitué de 565 millions en dispositifs fiscaux (dont 530 millions pour le Crédit impôt de recherche) et par l'effort consenti (585 millions) en faveur de l'immobilier universitaire. Ce dernier se décompose en 421 millions pour les partenariats public-privé et 164 millions d'euros de produits financiers destinés à l'opération Campus.
Les crédits de paiement alloués à la mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur (qui couvre 6 ministères), « première priorité budgétaire du gouvernement », seront au total de 24,81 milliards en 2010, contre 24,10 en 2009.
La règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne s'applique pas à ce secteur. « Aucun emploi ne sera supprimé en 2010 dans les organismes de recherche et dans les établissements d'enseignement supérieur », précise le projet de loi. Et 182 millions d'euros supplémentaires seront consacrés aux rémunérations et carrières dans l'enseignement supérieur, pour renforcer leur « attractivité ».
L'État consacrera en 2010 à la recherche publique 206 millions d'euros de plus qu'en 2009, dont 48 millions pour renforcer l'attractivité des carrières, alors que la France peine à recruter des chercheurs de haut niveau à l'étranger et à conserver les siens. L'effort supplémentaire pour la recherche se fera surtout, comme en 2008 et 2009, sous forme de défiscalisation des dépenses de recherche-développement des entreprises à travers le crédit impôt recherche (CIR).
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