Alors que les vaccins italo-britannique (Oxford/AstraZeneca) et chinois (CanSino Biologics) font désormais l'objet d'essais cliniques de phase 3, deux études parues dans le « Lancet » rapportent les résultats des phases 1/2 montrant leur capacité à induire une réponse immunitaire et leur sécurité.
La première étude porte sur le vaccin ChAdOx1ncoV-19, réalisé à Oxford en collaboration avec AstraZeneca et les laboratoires italiens IRBM. Selon les résultats de cet essai de phase 1/2, 90 % des 1 077 volontaires sélectionnés auraient développé une « forte » réaction immunitaire. Cette immunité a duré jusqu’au 56e jour avec la production d’anticorps spécifiques neutralisants la protéine « spike » du SARS-CoV-2. Ces lymphocytes T seraient particulièrement efficaces contre le Covid-19 car ils attaquent les pathogènes qu’ils détruisent.
Un groupe de dix volontaires vaccinés avec deux doses aurait développé une réponse immunitaire nettement plus « importante ». Les études préliminaires prévoyaient l’administration d’une seule dose mais ces résultats semblent modifier la donne.
Si ce vaccin a dépassé les essais cliniques de la première phase, il semblerait en revanche que cette prophylaxie puisse provoquer quelques effets secondaires légers à modérés.
« Les données préliminaires des phases 1 et 2 démontrent que les réponses immunitaires étudiées après la prophylaxie correspondent à nos prévisions », estime le Pr Adrian Hill, directeur du Jenner Institute de l’université d’Oxford.
Une réponse immunitaire dans 95 % des cas
Dans la course au vaccin contre le Covid-19, deux autres recherches semblent prometteuses. À côté de l'entrée en essai de phase 3 du candidat vaccin mRNA-1273 de l'américain Moderna, un autre projet est mené à Wuhan (Chine) par des chercheurs de plusieurs organismes dont l'École militaire des sciences médicales, financés par le groupe de biotechnologie chinois CanSino Biologics.
Comme pour le candidat vaccin italo-britannique, CanSino se base sur l’utilisation de l’adénovirus pour détruire la protéine Spike qui permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans les cellules.
Selon les résultats d'un essai de phase 2, mené auprès de 508 participants répartis en trois groupes (dose de 1 ×1 011 particules virales/1,0 ml, dose de 5 ×1 010 particules virales/1,0 ml et placebo), le vaccin a déclenché, 28 jours après l'injection, une réponse immunitaire dans 95 % des cas du groupe à dose élevée et chez 91 % des patients du groupe à faible dose.
Le vaccin a induit des réponses d'anticorps neutralisants significatives spécifiques au SARS-CoV-2 vivant, et des réponses des lymphocytes T ont également été trouvées chez 90 % des patients du groupe à dose élevée et chez 88 % des participants à dose faible. Les effets secondaires constatés (fièvre, fatigue et douleur à l'endroit de l'injection) étaient légers ou modérés.
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