Cas groupés de cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : Santé publique France arrête ses investigations

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Publié le 21/11/2019

Crédit photo : S. Toubon

L'agence Santé publique France a pris la décision d'arrêter les investigations sur 13 cancers pédiatriques, survenus entre 2015 et 2019 au sein de l'école Notre-Dame-de-Lourdes dans la commune de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique). Cette décision a été prise en raison de l'absence de cause commune retrouvée par l'agence lors de son enquête épidémiologique.

Le 2 septembre dernier, l'agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire avait déjà rendu public le résultat de son enquête sur la pollution environnementale. L'ARS n'avait pas trouvé les polluants recherchés, tous liés à la proximité de l'usine de traitement de bois située en face de l'école : hydrocarbures, pesticides, benzopyrène et benzène. Les taux de polluants dans les sous-sols, les eaux souterraines et l'eau potable ne dépassaient pas les normes autorisées.

Pas de cause commune identifiée

L'agence Santé Publique France a, à son tour, publié les résultats de son analyse épidémiologique. Sur la période 2015-2019, le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des sept communes où se concentrent les cas est plus important que ce que l'on observe en moyenne en France. Les experts ont recherché sans succès la présence de facteurs de risque communs aux enfants de 13 familles. Santé publique France conclut donc à « la présence d'un regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée », et recommande donc de ne pas poursuivre les investigations ni les prélèvements environnementaux.

Néanmoins, Santé publique France propose de mettre en place une surveillance active en collaboration avec le CHU de Nantes pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur. Elle reconnaît que les données scientifiques sur les causes des cancers de l'enfant et le potentiel rôle des expositions « sont encore parcellaires ». La recherche fondamentale « devrait permettre dans l'avenir d'enrichir les connaissances et ainsi d'améliorer les outils d'investigation ».

Ces résultats ont été présentés lors du 5e comité de suivi des cas groupés, après une première communication auprès des familles.


Source : lequotidiendumedecin.fr