En France, l’utilisation du téléphone au volant est en cause dans un accident sur dix. C’est pourquoi le gouvernement a durci les sanctions, en mai dernier : trois points de permis en moins au lieu de deux si l’on tient l’appareil en main ou si l’on a un écran de mobile dans son champ de vision, et, dans ce dernier cas, une amende de 500 euros contre 135 auparavant. Des « solutions techniques » sont en outre à l’étude avec les fabricants pour permettre de limiter les conversations téléphoniques du conducteur.
La répression est-elle efficace ? Des chercheurs de l’université de l’Arkansas estiment, après une enquête en ligne à laquelle ont participé 451 personnes, que les pouvoirs publics, en l’occurrence américains, ne sont pas forcément sur la bonne voie. Car, disent-ils, se servir du téléphone mobile en conduisant relève davantage du stress et de l’anxiété que de la recherche de plaisir, c’est-à-dire plutôt du trouble obsessionnel compulsif que de l’addiction. Or, comme l’on sait, les deux pathologies ne répondent pas aux mêmes prises en charge.
L’étude montre que le risque est bien plus lié à la réponse aux messages écrits qu’à l’envoi de ceux-ci, relèvent les auteurs à l’appui de leur thèse. Et d’expliquer que le mobile induit un sentiment de responsabilité permanente vis-à-vis du milieu professionnel et de la famille, qui incite à compulser frénétiquement ses messages et à vouloir y répondre en urgence.
Que faire, alors ? Informer les utilisateurs de cet aspect du danger et, peut-être, attribuer différentes sonneries ou alertes aux divers réseaux (travail, famille, amis) pour diminuer la pression. Sans aller jusqu’à recourir aux traitements des TOC.
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