Le directeur de la Sécurité sociale (DSS), Dominique Libault, en est persuadé. L’ONDAM 2012 est précurseur d’une nouvelle tendance. « Personne ne peut croire que l’on reviendra à des taux plus élevés. Il faudra respecter des taux de l’ordre de 2,5 % dans les années à venir », a-t-il indiqué lors des « Éditoriales » organisées par Décision Santé à Paris. La maîtrise des dépenses de santé engagée depuis plusieurs années est devenue « pérenne ». Elle repose selon lui sur 4 piliers : le paiement au juste prix des produits de santé, notamment des médicaments, une action résolue sur les comportements des assurés et des professionnels de santé, une efficience des établissements de soins et une meilleure coordination du système de santé, notamment entre l’hôpital et la médecine de ville.
Dominique Libault s’est exprimé contre la création d’objectifs régionaux de dépenses d’assurance-maladie (ORDAM). Cette opposition est avant tout guidée par des obstacles « techniques ». « L’ORDAM est une notion difficile à définir. Cet objectif s’appliquerait-il par rapport à la région d’origine de l’assuré ou à la région d’exercice du producteur de soins ? »
La création d’ORDAM pourrait également entraîner des différences de tarifs médicaux selon les régions. Cette perspective n’enthousiasme pas le directeur de la Sécurité sociale. « Nous ne sommes pas dans cette conception du système de santé en France, affirme-t-il. Soyons attentifs avant de bouleverser le système ».
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