L’ÉTÉ DERNIER, Jean-Marie Le Guen, député PS et adjoint au maire de Paris, chargé de la santé publique, annonçait son intention d’améliorer l’accès aux soins des Parisiens. Le programme « Paris Santé » est désormais sur les rails. « En allant au-delà du discours officiel sur la très forte densité médicale à Paris, on se rend compte que certains quartiers, comme le Nord-Est parisien, sont bien plus démunis que d’autres, explique Jean-Marie Le Guen. L’avenir de l’accès aux soins à Paris repose sur les centres de santé municipaux, mutualistes et associatifs ». Le message est clair.
Un site Internet (1) permet de localiser les soixante centres de santé parisiens mais aussi les quelque maisons et pôles de santé signataires de la charte « Paris Santé », qui pratiquent des tarifs opposables et offrent la possibilité du tiers payant. Le patient peut faire son choix selon l’arrondissement, l’heure de consultation et la spécialité médicale recherchée. L’outil « Google Maps » lui permet de trouver la structure choisie qui pourra orner sa façade d’un logo significatif pour une meilleure visibilité.
Le retour des dispensaires ?
La caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de Paris est partenaire de la mairie sur ce projet.
« Les centres de santé parisiens assurent 15 à 20 % des consultations en médecine générale et 30 % en soins spécialisés, rappelle son directeur Pierre Rousseau. Dans la capitale, il existe un vrai problème d’accès aux soins du fait des tarifs libres très pratiqués, surtout par les spécialistes. Ce programme y apporte une solution ».
Les centres de santé montrent surtout leur utilité dans les quartiers populaires de la capitale, où l’offre de soins s’est dégradée. Le Dr Agnès Giannotti, présidente de MG France 75, exerce en libéral dans le 18e arrondissement, à quelques mètres du nouveau centre de santé de la Goutte d’Or. Elle reçoit entre 35 et 40 patients par jour et se dit « satisfaite » d’avoir un centre de santé à proximité de son cabinet. « Ces structures ne remplacent pas le travail du médecin traitant, dit-elle. Tout se passe bien lorsque nous travaillons en complémentarité avec les centres de santé, et non en concurrence ». Le Dr Michel Chassang, président de la CSMF, est plus sceptique : « S’il s’agit de favoriser le regroupement de professionnels de santé en incluant la médecine libérale, c’est une bonne initiative. Par contre, si la mairie compte recréer de toutes pièces des structures étatiques rappelant les dispensaires, je ne peux que m’élever contre cette initiative ».
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