Manuel Valls dans son discours de politique générale a évoqué le bâtiment, l’école, l’immigration mais pas une fois la santé sauf pour annoncer 10 milliards d’économies sur l’Assurance-maladie et dire qu’on en parlerait plus tard. N’est-ce pas un peu court ?
À l’heure où les biotechs nous annoncent des traitements radicaux (cancers, hépatite C) extraordinairement coûteux, il eût été pour le moins sérieux d’évoquer une réflexion nationale sur nos investissements en santé publique et les choix nécessaires.
Devra-t-on cesser de rembourser à guichets ouverts tous les nouveaux traitements, privant ainsi le pays de certains progrès décisifs ou les réservant aux plus fortunés ?
Pouvons-nous continuer à prendre en charge « toute la misère du monde » ? Va-t-on continuer à sous-payer les médecins en particulier nos généralistes, parmi les moins bien rémunérés de l’Europe développée ?
Va-t-on imposer des réformes d’intérêt douteux compliquant considérablement la tâche des pharmaciens comme la dispensation à l’unité ? Doit-on dérembourser beaucoup plus de médicaments en disant clairement que le pays ne peut plus les prendre en charge ?
Quand aborderons-nous ces questions simples mais fondamentales ?
Pourquoi la santé publique, sujet de société par excellence, a-t-elle été écartée du discours du Premier ministre ?
Serait-ce parce que c’est un sujet qui fâche ? Ou au contraire plus facile à oublier ? Le secrétaire d’État à la Santé aura bientôt du pain sur sa planche et sur celle des Français mais il est à craindre que ce soit du pain noir…
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