Intempéries

Le Var panse ses plaies

Publié le 18/06/2010
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Crédit photo : AFP

DE NOTRE CORRESPONDANTE

« Je n’avais jamais vu ça. C’est une véritable catastrophe, un cataclysme. » Le Dr Guy Funz a passé la journée de mercredi à nettoyer son cabinet inondé après les intempéries de la nuit précédente, qui ont dévasté le centre-ville de Draguignan et d’autres communes du Var. « Il y avait 10 cm de boue sur le sol, ce qui est un moindre mal compte tenu des torrents qui se sont déversés dans les rues ces dernières heures. Cela nous a contraints à stopper notre activité et il faudra refaire les moquettes, remplacer du mobilier, etc. Mais l’informatique n’a pas été touchée. Je pense que ce vendredi, nous pourrons reprendre des consultations dans des conditions spartiates mais faisables. »

Voitures empilées, commerces dévastés, meubles jonchant le sol, les images de désolation se sont gravées dans toutes les mémoires. Mercredi, l’électricité n’avait toujours pas été rétablie ; 98 000 foyers en étaient privés dans le secteur. D’autres cabinets n’étaient pas joignables au téléphone. Mais certains autres, établis davantage sur les hauteurs ou en étage, ont pu assurer l’accueil des patients malgré quelques difficultés.

Solidarité

« Nous avons des problèmes de téléphone et plus d’informatique puisque nous n’avons pas de courant, explique le Dr Bernard Monzat. Nous ne pouvons donc pas travailler avec la carte Vitale ou sur les dossiers mais nous travaillons à l’ancienne. On s’adapte. » Une permanence est assurée au cabinet mais « on ne peut pas assurer de visites à domicile, même si la circulation commence à se rétablir petit à petit ».

À quelques pas de là, un autre cabinet du centre-ville a lui aussi ouvert ses portes au lendemain de la catastrophe, mais au lieu des cinq médecins qui reçoivent habituellement dans ce lieu, ils ne sont que deux à avoir pu venir travailler. « Mais l’affluence est elle même réduite, confirme la secrétaire de ce cabinet médical. Les gens sont tous occupés soit à nettoyer leurs maisons soit à aider leurs voisins ou leurs proches. Ceux qui viennent ne peuvent vraiment pas faire autrement. » La solidarité dans ce cadre n’est pas un vain mot.

HÉLÈNE FOXONET

Source : Le Quotidien du Médecin: 8793