MALADIE DE LYME

L’Europe doit se protéger des tiques

Publié le 11/07/2011
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Le Bulletin « Eurosurveillance » du 7 juillet publie un bilan de la borréliose de Lyme en Europe. « En dépit des progrès dans la prévention, le diagnostic et le traitement, la maladie de Lyme reste la zoonose transmise par les arthropodes la plus fréquente des zones tempérées de l’hémisphère nord. » La maladie est transmise par les tiques – Ixodes ricinus est la plus communément retrouvée – lors des promenades en forêt ou les activités de loisirs en plein air. On recense 65 400 cas par an en Europe (avec des variations selon les pays allant de moins de 1 à 350 pour 100 000 habitants). Les pays du Nord sont plus touchés que ceux du Sud, avec un pic en juin-juillet et plus de 100 cas pour 100 000 en Slovénie, en Allemagne, en Autriche, en Suède (côte baltique), en Estonie ou en Finlande. Au sud de l’Europe, un second pic moins important est observé à la fin de l’été ou au début de l’automne. « La prévalence de la maladie semble s’être stabilisée mais sa distribution géographique s’est étendue », soulignent A. Rizzoli et col. Ils notent cependant qu’une description épidémiologique de la maladie n’est pas disponible car peu de pays ont mis en place un système de surveillance de la maladie et qu’il n’existe ni standardisation ni coordination au niveau européen. Le constat vaut aussi pour les tests diagnostiques et le traitement, qui ne font l’objet d’aucun consensus. Un tel consensus serait, selon eux, urgent dans un contexte de changements climatiques avec ses effets sur les écosystèmes et la biodiversité. Se protéger contre les morsures de tiques constitue la meilleure prévention.


Source : Le Quotidien du Médecin: 8995