Retardé en raison de la crise sanitaire, le 4e Plan National Santé Environnement (PNSE 4), initialement prévu pour début 2020, est soumis ce 26 octobre à une consultation publique par les ministères de la Santé et de la Transition écologique jusqu’au 9 décembre sur un site dédié. Le Plan devrait ensuite entrer en vigueur début 2021, jusqu'en 2024.
Ce PNSE 4 a l’ambition de « mieux évaluer les risques émergents pour préparer l'avenir et rendre le citoyen acteur de sa santé en l'informant des risques associés à son environnement », a résumé dans un tweet la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.
Mieux évaluer les risques émergents pour préparer l'avenir et rendre le citoyen acteur de sa santé en l'informant des risques associés à son environnement, c’est le sens du 4è Plan National Santé Environnement que nous avons présenté aujourd'hui avec @olivierveran aux députés. https://t.co/WxMaIV7sx6
— Barbara Pompili (@barbarapompili) October 22, 2020
Initiés en 2004, les différents PNSE ont abouti aux interdictions du bisphénol A dans les tickets de caisse et du perchloréthylène dans les pressings ou à la mise en place d’une surveillance obligatoire de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et écoles.
Des applications pour connaître et réduire les expositions
Alors qu’une centaine de mesures composait la précédente version, ce nouveau plan comporte une série resserrée de 19 « actions » correspondant à « quatre objectifs prioritaires » : l'information du public, la réduction des risques et des expositions, la déclinaison locale des mesures et la recherche. Des dossiers comme la 5G, la qualité de l’air extérieur ou les produits phytosanitaires sont traités dans des « plans dédiés », rappellent les cabinets des deux ministères.
Sur le volet « information », le PNSE 4 prévoit la création de plusieurs applications : une première, « Open Barres », pour connaître et réduire l’exposition aux ondes électromagnétiques, une deuxième, « Scan4Chem », pour identifier les substances dangereuses dans les objets du quotidien et une autre pour estimer la qualité de l’environnement à côté de chez soi.
Des consultations d’évaluation des expositions environnementales seront également proposées aux couples avec un projet de grossesse pour faciliter les conseils de prévention en santé environnement aux parents après la naissance. L’accent est également mis sur les risques liés à la lumière bleue avec la diffusion de supports pédagogiques pour réduire l’exposition des enfants.
Lancement de deux programmes prioritaires de recherche
La réduction des risques comprend par ailleurs des mesures pour « lutter contre les espèces nuisibles et envahissantes, dont le moustique, par des méthodes compatibles avec le développement durable », pour renforcer la recherche sur l’augmentation du nombre de cas détectés de légionellose ou sur les risques associés aux nanomatériaux.
Côté recherche, l’ambition est aussi de créer un « Green data hub » pour « faciliter l’accès aux données environnementales » et de surveiller la santé de la faune sauvage afin de prévenir les zoonoses. Deux programmes prioritaires de recherche (PPR) seront également lancés sur l’exposome et sur les pathogènes émergents et les zoonoses.
Des indicateurs de suivi et de résultats sont en cours de définition en lien avec le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Ils seront prêts pour la mise en œuvre du plan, assure-t-on au ministère de la Santé.
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