NICOLAS SARKOZY convoque aujourd’hui les partenaires sociaux à l’Élysée pour un sommet social, dernier grand rendez-vous du quinquennat, qui devrait déboucher sur plusieurs mesures d’urgence contre la crise (une intervention télévisée du chef de l’État face aux Français est programmée à la fin du mois de janvier). Quatre thèmes principaux ont été mis sur la table des discussions, l’objectif étant notamment de provoquer un « choc de compétivité », selon la formule de Xavier Bertrand : chômage partiel, formation accrue des chômeurs, financement de la protection sociale (incluant la question de la TVA sociale) et accords compétitivité emploi. Le débat sur le temps de travail, régulièrement relancé à l’UMP qui veut « sortir des 35 heures » (et suggère des négociations branche par branche), pourrait également revenir au premier plan.
La perte du triple A réduit les marges.
Ce sommet intervient dans un contexte très particulier. Même si François Fillon a voulu dédramatiser l’impact de la perte du triple A, ce déclassement, assorti surtout d’une nouvelle mise sous surveillance négative, crée inévitablement une pression supplémentaire sur l’exécutif. Certes, à ce jour, le gouvernement a exclu un troisième plan de rigueur avant la présidentielle. Mais cela ne devrait pas empêcher des coupes sombres dans certains budgets (ministères, collectivités) et le gel de crédits habituellement redéployés pour financer des dépenses sociales. La Fédération hospitalière de France a déjà dénoncé la décision du gouvernement de ne pas « dégeler » une partie importante des crédits relatifs aux missions d’Intérêt général pour 2011, soit 189 millions d’euros. D’autant que de nouveaux « ajustements » budgétaires ne sont pas exclus si les chiffres de la croissance (ensemble de l’année 2011 et prévisions 2012) le nécessitent. S’agissant de l’évolution des dépenses maladie, le gouvernement a prévenu qu’il ne tolérera aucun risque de dérapage de l’objectif de 2,5 % voté par le Parlement pour 2012.
Mais surtout, désormais privé de sa note maximale, la France risque de devoir emprunter un peu plus cher sur les marchés (même si la dégradation avait en partie été anticipée). Dans cette hypothèse, ce n’est pas seulement l’État mais aussi les collectivités, les hôpitaux ou encore la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) qui pourraient subir un renchérissement du crédit dans les prochains mois (avec le risque d’un nouveau dérapage de la charge de leur dette).
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