Afin d’accompagner les femmes victimes de violences conjugales quand elles quittent leur conjoint violent, le gouvernement a lancé le 3 mars dans le Val-d’Oise l’expérimentation d’un nouveau dispositif, le « pack nouveau départ », qui permet le déblocage rapide d’une série d’aides : aide financière, insertion professionnelle, hébergement d'urgence, garde d'enfant ou suivi psychologique.
« Quand on est victime de violences pendant des années, c'est très compliqué de partir. J'espère qu'avec un dispositif comme celui-là les femmes victimes de violences pourront partir tranquillement quand elles sentent qu'elles sont en danger », a déclaré Isabelle Lonvis-Rome, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, lors du lancement à la préfecture du Val-d'Oise.
Concrètement, ces aides pourront être mises en place dès qu'une femme alerte sur sa situation auprès d'une personne référente. « Cela peut être une association, un médecin, un maire (...) Il n'y a pas de personne attitrée, a précisé la ministre. (…) Une fois que le signalant a connaissance de cette situation, c'est là qu'il va saisir le référent de la caisse d'allocations familiales (CAF), qui va être ce référent unique qui va déclencher une priorité pour cette femme. »
Lever les obstacles au départ du domicile
L’enjeu est d’« apporter une réponse coordonnée, rapide et individualisée aux besoins des victimes de violences conjugales », de « lever un maximum d’obstacles » au départ et de « faciliter la séparation du conjoint violent », explique le ministère, dans un communiqué.
« La coordination des acteurs du parcours de sortie de violences est souvent complexe. Nous devons donc simplifier le départ des femmes victimes. Je ne veux plus qu’elles aient à frapper à toutes les portes avant de faire face à une montagne qui les ferait renoncer. Les associations soulignent que les victimes font en moyenne sept allers/retours pour quitter définitivement leur conjoint violent », ajoute Isabelle Lonvis-Rome.
Annoncé par la Première ministre le 2 septembre dernier, et par le président de la République le 25 novembre à Dijon, le dispositif devrait être étendu à quatre autres départements, dont un en outre-mer et un en zone rurale, au cours de l'année 2023, avant une généralisation dans l’ensemble des départements d'ici à la fin 2025 ou au début 2026. En parallèle, un rapport confié à deux parlementaires pour réfléchir à une « justice spécialisée » dans les violences faites aux femmes sera rendu « début mars », a précisé la ministre.
Pour la phase d’expérimentation, le Val-d’Oise sera accompagné par la délégation interministérielle à la transformation publique pendant 12 semaines. L’objectif est de travailler avec l’ensemble des acteurs de terrain pour définir les conditions de réussite du dispositif. Le pack « aidera les femmes à s’extraire beaucoup plus rapidement des griffes de leur bourreau », estime Isabelle Lonvis-Rome.
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