Après les chirurgiens du Bloc, c’est au tour du syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPAHR-E) de réagir à la récente proposition de loi du député UMP, Lucien Degauchy. Au nom de la sécurité des patients, ce dernier demande de soumettre les praticiens à un test d’alcoolémie avant d’entrer au bloc.
Dans un communiqué, le SNPHAR-E « condamne fermement cette proposition de loi qu’il juge totalement inopportune, inefficace, provocante et vexatoire, stigmatisant une profession qui n’a jamais démérité […] ». Il invite les députés à rejeter ce texte s’il venait à être débattu au Parlement.
Un problème qui ne se règle pas par la loi
Pour justifier cette mesure, Lucien Degauchy mentionnait le drame intervenu récemment à la maternité d’Orthez. Une femme venue accoucher par césarienne avait trouvé la mort après l’intervention d’une anesthésiste en état d’ébriété. « Cet accident, aussi dramatique soit-il, est un cas isolé qui ne s’était jamais produit auparavant et ne mérite certainement pas un traitement aussi radical que le contrôle proposé par ce député » répond le SNPHAR-E qui demande par ailleurs l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l'affaire d’Orthez.
Le syndicat suggère aux députés de se préoccuper davantage des plateaux techniques maintenus en fonctionnement « alors que ceux-ci n’arrivent plus à recruter de médecins pour fonctionner normalement » et de s’assurer que tous les médecins hospitaliers bénéficient d’un suivi régulier en médecine du travail, ce qui ne serait pas le cas aujourd’hui, faute de crédit suffisant.
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