Damas a t-il assassiné un médecin britannique ?

Publié le 18/12/2013

Un membre du gouvernement britannique a accusé mardi les autorités de Damas d'avoir "de facto" assassiné un médecin britannique, qui était détenu en Syrie après avoir travaillé dans des hôpitaux auprès de victimes de la guerre civile. "Rien ne saurait excuser le traitement qu'il a subi de la part des autorités syriennes qui, de facto, ont assassiné un citoyen britannique présent dans leur pays pour venir en aide aux personnes blessées pendant leur guerre civile", a déclaré sur la BBC un secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères,Hugh Robertson, confirmant ainsi officiellement la mort d'Abbas Khan, un chirurgien orthopédiste londonien.

Agé de 32 ans, Abbas Khan avait été arrêté en novembre 2012 à Alep, dans le nord de la Syrie. Il était depuis détenu. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pris contact avec la femme du médecin, Hanane Yehya. Selon cette dernière, les responsables syriens ont déclaré que son mari s'était suicidé. Mais le patron de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a estimé qu'il était "mort sous la torture, car il y a des centaines de cas semblables où le régime affirme que le prisonnier s'est suicidé alors qu'en fait il est mort sous la torture". L'une de ses soeurs, Sara Khan a aussi expliqué à Sky News que sa mère "est allée à Damas et (...) au bout de quelques mois, elle a été autorisée à le rencontrer au ministère de la Justice" où il avait été transporté. "Elle ne l'a même pas reconnu, il avait perdu près de la moitié de son poids et avait des cicatrices sur l'ensemble de son corps et il lui manquait des ongles." Le médecin, père de deux enfants, a finalement été transféré en août 2013 "dans une prison civile", où il sembalit aller mieux, selon sa soeur.


Source : lequotidiendumedecin.fr