Les trois-quarts des médecins italiens étaient en grève mercredi, selon leurs syndicats, pour dénoncer "l'appauvrissement de la santé publique" et réclamer des embauches de personnel. En raison de la grève, plus d'un million de visites aux médecins généralistes ont été annulées et au moins 40.000 interventions chirurgicales non urgentes ont été reportées dans tout le pays, selon les syndicats.
"Nous dénonçons l'absence d'une approche constructive et le fait que le service de santé publique (géré par les régions, ndlr) parte à la dérive", a expliqué le secrétaire national de la Fimmg (le syndicat des médecins de famille), Giacomo Milillo.
Les grévistes réclament "des interventions structurelles" sur la gouvernance financière et sur l'organisation du service de santé publique, a-t-il ajouté. "Ce dont nous avons peur, c'est qu'un jour les citoyens italiens se réveillent et que le système (public) de santé n'existe plus, et qu'ils soient contraints de prendre soin de leur santé en comptant sur leurs propres ressources ou sur les assurances privées", a estimé Le Dr Milillo.
La ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, a répondu à ces protestations en annonçant lors d'une conférence de presse le déblocage de 329 millions d'euros afin d'embaucher 6.000 médecins et infirmières en 2016 dans le secteur public. Peu convaincus, les médecins ont déjà annoncé deux nouvelles journées de grève en janvier.
(avec AFP)
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