Chu de Guadeloupe

Les forces de l'ordre ont démantelé le piquet de grève des manifestants anti pass sanitaire

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Publié le 13/01/2022

Crédit photo : GARO/PHANIE

Acte II. Suite à l'agression la semaine dernière du directeur du CHU Gérard Cotellon, les forces de police ont démantelé le 10 janvier le piquet de grève installé depuis deux mois devant le CHU avec des bombes fumigènes. Selon le préfet Alexandre Rochatte sur RCI, « nous avons mis en œuvre une décision de justice qui était celle de dégager tous les accès du CHU pour que l'ensemble des personnels soignants mais aussi des malades puissent y avoir accès et qu'il n'y ait plus d'épisodes de violences comme ceux que nous avons connus la semaine dernière. ». À 3 heures du matin, explique Maïté Herbert M'Toumo, secrétaire général de l'UGTC (syndicat engagé dans le collectif d'organisation contre l'obligation vaccinale), « la police a débarqué sur le piquet de grève du CHU et ils ont tout écrasé. Quand on est arrivé, on a constaté qu'ils bloquaient les deux entrées de l'établissement et qu'ils interdisaient à tout manifestant de rentrer. On a bien compris la manœuvre, c'est la privation des droits et des libertés. » Quatre personnes auraient été interpellées pour faits de violences contre les forces de l'ordre et deux gendarmes ont été blessés. Des pics de 10 à 20 cm de long et de l'huile de vidange ont été jetés sur la route, selon une source policière. Samedi 8 janvier, un rassemblement citoyen rassemblant plusieurs centaines de personnes demandait la fin des violences contre le personnel hospitalier de l'île. Des soignants dénoncent le climat de terreur qui règne au sein du CHU.


Source : lequotidiendumedecin.fr