Interview du Pr Gilles Devouassoux, Chef de service Pneumologie, hôpital de la Croix Rousse, Lyon.
Pourquoi dois-je adresser à un pneumologue un patient chez lequel j’ai diagnostiqué un asthme ?
En raison de quatre objectifs qui sont (i) assurer le diagnostic d’asthme, (ii) déterminer sa sévérité, (iii) évaluer la fonction respiratoire et (iv) éliminer les diagnostics différentiels.
L’asthme présente des caractéristiques précises qui doivent être recherchées. Une fois le diagnostic posé, il faut évaluer la sévérité de l’asthme, dont dépend le traitement.
Quelle est la place du médecin traitant et du spécialiste dans le suivi de l’asthme au long cours ?
Compte tenu de la prévalence de l’asthme en France, plus de 4 millions de patients, tous n’ont pas accès aux pneumologues.
Si le diagnostic d’asthme est simple et que sa prise en charge thérapeutique standardisée ne pose pas trop de problèmes, le médecin généraliste est l’acteur principal. Un avis pneumologique tous les ans ou tous les deux ans pour surveiller la fonction respiratoire se révèle alors suffisant. Dans tous les autres cas où les symptômes sont difficiles à contrôler malgré des traitements standards, le binôme médecin généraliste-pneumologue est indispensable jusqu’à la résolution des problèmes de diagnostic et l’obtention du traitement adapté. Les consultations chez le spécialiste seront plus fréquentes, tous les mois ou tous les trois mois selon les cas.
Il ne faut jamais hésiter à montrer un patient asthmatique à un spécialiste dès lors qu’il existe un doute sur le diagnostic et/ou le traitement. L’asthme souffre parfois d’une fausse réputation de maladie bénigne, alors qu’il tue encore plus de 1 000 patients par an en France !
Le spécialiste peut-il m’aider à la coordination du suivi de mes patients asthmatiques et à la mise en place de leur éducation thérapeutique ?
Avec le maillage actuel du territoire et la disponibilité des centres spécialisés dans la prise en charge de l’asthme, tous les patients asthmatiques ne peuvent bénéficier de cette éducation thérapeutique.
Il faut donc privilégier ceux qui sont mal ou non contrôlés, ce qui représente déjà 40 à 50 % d’entre eux !
Les médecins généralistes ne doivent pas avoir de scrupules à adresser leurs patients asthmatiques dans ces centres. Les programmes d’éducation thérapeutique sont validés par les agences régionales de santé, qui mettent à disposition des centres, des équivalents temps-plein ayant reçu une formation ad hoc.
Généralement, il y a quatre séances la première année et nous essayons de pérenniser avec une séance par an les années suivantes.
Le programme permet d’apprendre aux patients ce qu’est l’asthme, pourquoi il est important de le traiter (risques auxquels expose l’absence de traitement), les signes d’un asthme mal contrôlé, les traitements, les techniques d’inhalation, le maniement et la lecture du peak flow, que faire en cas de déstabilisation de la maladie, dans quels cas appeler les urgences, le SAMU, le médecin généraliste. Il s’agit donc d’un programme complet et très utile pour les patients, mais aussi les médecins.
Pourquoi dois-je adresser à un pneumologue un patient chez lequel j’ai diagnostiqué un asthme ?
En raison de quatre objectifs qui sont (i) assurer le diagnostic d’asthme, (ii) déterminer sa sévérité, (iii) évaluer la fonction respiratoire et (iv) éliminer les diagnostics différentiels.
L’asthme présente des caractéristiques précises qui doivent être recherchées. Une fois le diagnostic posé, il faut évaluer la sévérité de l’asthme, dont dépend le traitement.
Quelle est la place du médecin traitant et du spécialiste dans le suivi de l’asthme au long cours ?
Compte tenu de la prévalence de l’asthme en France, plus de 4 millions de patients, tous n’ont pas accès aux pneumologues.
Si le diagnostic d’asthme est simple et que sa prise en charge thérapeutique standardisée ne pose pas trop de problèmes, le médecin généraliste est l’acteur principal. Un avis pneumologique tous les ans ou tous les deux ans pour surveiller la fonction respiratoire se révèle alors suffisant. Dans tous les autres cas où les symptômes sont difficiles à contrôler malgré des traitements standards, le binôme médecin généraliste-pneumologue est indispensable jusqu’à la résolution des problèmes de diagnostic et l’obtention du traitement adapté. Les consultations chez le spécialiste seront plus fréquentes, tous les mois ou tous les trois mois selon les cas.
Il ne faut jamais hésiter à montrer un patient asthmatique à un spécialiste dès lors qu’il existe un doute sur le diagnostic et/ou le traitement. L’asthme souffre parfois d’une fausse réputation de maladie bénigne, alors qu’il tue encore plus de 1 000 patients par an en France !
Le spécialiste peut-il m’aider à la coordination du suivi de mes patients asthmatiques et à la mise en place de leur éducation thérapeutique ?
Avec le maillage actuel du territoire et la disponibilité des centres spécialisés dans la prise en charge de l’asthme, tous les patients asthmatiques ne peuvent bénéficier de cette éducation thérapeutique.
Il faut donc privilégier ceux qui sont mal ou non contrôlés, ce qui représente déjà 40 à 50 % d’entre eux !
Les médecins généralistes ne doivent pas avoir de scrupules à adresser leurs patients asthmatiques dans ces centres. Les programmes d’éducation thérapeutique sont validés par les agences régionales de santé, qui mettent à disposition des centres, des équivalents temps-plein ayant reçu une formation ad hoc.
Généralement, il y a quatre séances la première année et nous essayons de pérenniser avec une séance par an les années suivantes.
Le programme permet d’apprendre aux patients ce qu’est l’asthme, pourquoi il est important de le traiter (risques auxquels expose l’absence de traitement), les signes d’un asthme mal contrôlé, les traitements, les techniques d’inhalation, le maniement et la lecture du peak flow, que faire en cas de déstabilisation de la maladie, dans quels cas appeler les urgences, le SAMU, le médecin généraliste. Il s’agit donc d’un programme complet et très utile pour les patients, mais aussi les médecins.
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