Hospitalisation privée

Capio fusionne ses deux cliniques toulousaines

Publié le 11/05/2011
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Crédit photo : DR

DE NOTRE CORRESPONDANTE

RENTABILITÉ OBLIGE, les cliniques du Parc et St-Jean-du-Languedoc, deux établissements toulousains que Capio possède depuis respectivement 2006 et 2002, ne feront bientôt plus qu’un. Le manque de place pour l’une, des coûts trop importants de rénovation pour l’autre…, telles sont les principales raisons invoquées par la direction pour expliquer ce choix de fusion stratégique. « La clinique du Parc, située en plein centre-ville, manque d’espace et nous étions dans l’impossibilité de l’agrandir ; quant à la clinique St-Jean-du-Languedoc, les bâtiments disséminés y ont été construits au fur et à mesure des besoins. Ils auraient nécessité d’importants travaux de réhabilitation. Or ce site ne nous appartient pas. Ce projet de regroupement s’est donc imposé », détaille ainsi Fabrice Derbias, le directeur du pôle santé de Toulouse qui supervise le projet.

La polyclinique devrait voir le jour en 2014. Avec une capacité de 420 lits et places, elle deviendrait le deuxième plus important établissement du groupe dans la région, derrière la clinique des Cèdres située à Cornebarrieu (603 lits et places). Elle sera située sur la ZAC de Lasbordes à Quint-Fonsegrives, sur un terrain de 75 000 m2. Un choix géographique arrêté en collaboration avec l’agence régionale de santé (ARS) et en adéquation avec le schéma des secteurs sanitaires existants. « L’ARS nous a demandé de nous installer sur le secteur sud-est, où se trouve déjà la clinique St-Jean », explique Fabrice Derbias. Les communautés médicales des deux établissements, associées au projet dès le départ, ont adhéré. « Bien sûr, tout le monde n’était pas d’emblée absolument convaincu, raconte Jean Noël Gautier, urologue à St-Jean-du-Languedoc et président de la CME de l’établissement. En particulier, certains petits services qui fonctionnaient bien des deux côtés et ont eu peur de la concurrence. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, les soignants ont vite compris l’intérêt de la complémentarité plutôt que de la concurrence. » D’ailleurs, les spécialistes en urologie des deux sites travaillent déjà en synergie.

Avec un budget de 115 millions d’euros, la future clinique vise dans son business plan l’équilibre dès la première année d’activité et un taux de remplissage de 81 % – c’est loin d’être le cas aujourd’hui pour les deux cliniques existantes. Pour atteindre cet objectif, la direction prévoit notamment d’augmenter de 50 % la capacité de la cardiologie en surveillance continue ainsi que la fréquentation des urgences. Autre axe majeur de développement : la montée en puissance de la quote-part de l’ambulatoire. « Ces cinq dernières années, cette activité est passée de 40 à 60 % dans les établissements existants, tandis que dans le même temps, la durée moyenne d’hospitalisation baissait de 30 % », observe Fabrice Derbias. La construction du bâtiment de 40 000 m2, qui vise le label HQE, a été confiée au Cabinet A.I.A Architectes, Ingénieurs, Associés. Les premiers coups de pioche sont prévus en fin d’année.

 BÉATRICE GIRARD

Source : Le Quotidien du Médecin: 8960