CONVAINCUS que l’exercice de la médecine ne peut plus être fondu dans un moule unique, les syndicats MG-France et le BLOC présentent, les élections aux unions régionales des professionnels de santé (URPS) passées, quelques lignes de programme commun. Histoire de se positionner dans l’optique de la réprise, l’an prochain, des négociations conventionnelles. Et de camper une force alternative à l’axe CSMF-SML (Confédération des syndicats médicaux français et Syndicat des médecins libéraux).
Qu’est-ce qui rapproche un syndicat de généralistes et les spécialistes du bloc opératoire ? Ce qui les différencie ! « Il y a une vraie nécessité aujourd’hui de prendre en compte la déclinaison "métiers" de la médecine, explique ainsi le Dr Claude Leicher, président de MG-France. Et force est de constater que ces métiers sont devenus trop différents pour qu’on reste sur le vieux concept de l’unicité du corps médical. »
Le Dr Philippe Cuq, co-président du BLOC, rappelle ses sujets de préoccupation (« la RCP, les retards tarifaires, le secteur optionnel ») et prend ses marques : « Nous souhaitons participer à la résolution de ces problèmes et disposer pour cela dans la convention de volets spécifiques. » Pour l’autre co-président du BLOC, Jean-Marty, « on change d’époque » et « on ne peut plus faire du nouveau avec des schémas anciens, le temps où on pouvait substituer un médecin à un autre est fini ».
Claude Leicher formule ainsi la proposition « de sortie de crise » que font MG-France et le BLOC pour la médecine de premiers recours comme pour la médecine de bloc opératoire : « Intégrons des volets métiers dans la convention. On ne peut pas continuer à y ignorer les problèmes des uns et des autres. »
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