Le directeur du CHU de Nîmes est en garde à vue depuis lundi pour des soupçons de « favoritisme, corruption passive et détournement de fonds publics », lors de marchés concernant les hôpitaux de Nîmes et Annecy, a indiqué ce mardi le parquet financier, confirmant des informations de presse.
La garde à vue de Nicolas Best était toujours en cours mardi à la mi-journée et il n'y a pas d'autres auditions, a précisé le parquet national financier. Selon le quotidien « Midi Libre », Nicolas Best s'est rendu lundi à une convocation des enquêteurs à Lyon.
Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire en décembre 2021 « des chefs de favoritisme et de corruption » portant sur « la passation de plusieurs marchés publics en lien avec le fonctionnement des hôpitaux d'Annecy et de Nîmes ». Selon Objectif Gard, « des irrégularités éventuelles » ont été constatées dans la réalisation de travaux à l'hôpital d'Annecy « pour un montant de près de 47 millions d'euros ».
Directeur du CHU de Nîmes depuis 2018, Nicolas Best a dirigé l'établissement hospitalier d'Annecy entre 2015 et 2018. Dans le cadre de cette enquête, « des perquisitions se sont déroulées au mois de février 2022 dans les CHU de Nîmes et d'Annecy », a précisé le PNF.
Les investigations ont été confiées à la direction zonale de police judiciaire (DZPJ) de Lyon.
Santé des soignants : deux prix pour valoriser l’engagement des blouses blanches pour leurs pairs
Accès aux soins psy : l’alerte de la FHF
Directeur d’hôpital, un « métier exigeant et d’engagement » dont il faut « prendre soin », plaide l’ADH
Padhue : Yannick Neuder promet de transformer les EVC en deux temps