La situation financière du centre hospitalier de Marmande-Tonneins (Lot-et-Garonne) a conduit l’ARS Nouvelle-Aquitaine à prononcer sa mise sous administration provisoire depuis lundi 26 janvier 2026. L’administrateur provisoire disposera d’un délai de deux mois et demi pour élaborer un plan de retour à l’équilibre, qui devra être présenté début avril. Ce plan sera soumis à l’ARS et au conseil de surveillance de l’hôpital avant toute mise en œuvre.
Présent sur place ce lundi 26 janvier, le directeur général de l’ARS Benoît Elleboode a confirmé à Sud Ouest la situation budgétaire « hors norme » de l’établissement par rapport aux autres CH de taille identique de la région. « Le déficit hors aides financières apportées par l’ARS est de 11,9 millions d’euros » et perdure depuis six ans, a-t-il rappelé.
Pas une sanction des équipes
L’établissement fait l’objet, depuis plusieurs années, d’un suivi renforcé en raison de « déficits répétés et élevés », indique l’ARS. L’État a mobilisé « plusieurs millions d’euros afin d’accompagner l’établissement, de soutenir sa trésorerie et de préserver l’accès aux soins sur le territoire », ajoute la même agence.
Malgré ce soutien financier, les déséquilibres comptables se sont installés de manière « durable », comme l’ont confirmé en décembre les conclusions de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine.
Dans ce contexte, l’administration provisoire vise à créer les conditions d’un retour à l’équilibre financier, jugé indispensable pour garantir la continuité du service public hospitalier. L’ARS insiste sur le fait que cette décision ne constitue « en aucun cas une sanction à l’encontre des équipes ». « La qualité du travail réalisé, l’engagement des professionnels et la qualité des soins dispensés (…) ne sont pas contestés », appuie la tutelle.
L’agence se veut également rassurante sur l’avenir de l’offre de soins : au-delà de cette mise sous tutelle, « l’État garantit l’objectif de maintenir l’ensemble des activités pour lesquelles le centre hospitalier de Marmande-Tonneins est autorisé, dont les urgences, la maternité et toutes les autres activités hospitalières actuellement exercées par l’établissement. »
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