Afin de réduire le poids de nos dépenses publiques, parmi les plus élevées d’Europe (57 % du PIB), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) préconise de fermer certains petits hôpitaux publics.
« La fermeture des petits établissements ruraux permettrait l’exploitation d’économies d’échelle et plus d’investissement en nouvelles technologies, tous les deux permettant une meilleure qualité des soins », recommande l’OCDE dans un récent rapport sur l’économie de la France.
Agacée qu’on puisse encore parler d’« hôpitaux ruraux » plutôt que « locaux » ou « de proximité », l’Association nationale des centres hospitaliers locaux (ANCHL) estime que la proposition de l’OCDE « ne se justifie pas », au regard de la nature des établissements visés et de leur poids infime dans le système de santé.
Parents pauvres du service public
Les hôpitaux locaux (sans chirurgie ni obstétrique, où peuvent exercer les médecins libéraux) pourvus d’un service de médecine, représentent 2,3 % des lits totaux et 1,7 % de la dépense publique hospitalière en France, argumente l’association. Parents pauvres du service public, ils disposent de « deux à cinq fois moins de personnels que les autres établissements ».
C’est également la seule catégorie avec les petits centres hospitaliers à réaliser globalement un excédent de 700 000 euros pour 2013, insiste l’ANCHL.
Non content de « maintenir une médecine et des prestations de santé dans les déserts médicaux », les hôpitaux locaux « s’adaptent, et leur développement s’inscrit dans la modernité : télémédecine, consultations spécialisées, court séjour intermédiaire ».
Enfin, l’ANCHL estime que ces établissements « participent aux implantations des maisons de santé pluridisciplinaires, qui seront la clé de voûte d’une organisation de santé au service de la personne et non d’un dogme ».
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