Touraine souligne l’attachement du gouvernement aux 35 heures « à l’hôpital comme ailleurs »

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Publié le 19/05/2015

Crédit photo : S. TOUBON

« Je veux rappeler solennellement que le gouvernement est attaché aux 35 heures, à l’hôpital comme ailleurs. Il n’est pas question de remettre en cause leur cadre réglementaire », a déclaré ce mardi Marisol Touraine à l’occasion de l’ouverture des salons santé autonomie à Paris.

Sous le regard de Frédéric Valletoux et de Gérard Vincent, respectivement président et délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), et devant un parterre d’une centaine d’administratifs et d’hospitaliers, la ministre de la Santé a souhaité que le chantier de la réforme du temps de travail à l’hôpital, tout juste ouvert par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), soit traité de « manière exemplaire ».

Alors qu’une grève des personnels de l’AP-HP est prévue ce jeudi, Marisol Touraine a pris de la hauteur en rappelant que « Paris n’est pas la France ». « Chaque établissement est responsable de la manière dont il met en œuvre ce cadre » horaire réglementaire, a-t-elle pris soin de préciser. Adoptant une position d’arbitre, Marisol Touraine a assuré qu’elle « veillera […] au respect des droits des salariés comme aux conditions du dialogue social. »

La FHF soutient Hirsch, patron de l’AP-HP

Pour sa part, Frédéric Valletoux a réaffirmé son « plein et entier soutien » à Martin Hirsch, patron de l’AP-HP, en proie à la contestation sociale avant même d’avoir entamé les négociations sur les 35 heures avec les partenaires sociaux (prévues à partir du 28 mai).

Le président de la FHF a également demandé à Marisol Touraine la réunion d’une conférence nationale sur l’organisation du temps de travail « pour fixer un cadrage national et marquer très clairement une volonté politique sur ce sujet essentiel ». « Les professionnels de santé sont épuisés, a-t-il indiqué. Ils n’en peuvent plus des RTT accumulés et des jours de repos accordés ou non à la dernière minute. » Selon lui, « ce serait une erreur de refuser d’ouvrir ce débat ».


Source : lequotidiendumedecin.fr