« Du chemin à parcourir » pour faire respecter le repos de sécurité

Publié le 31/10/2013
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« Il n’est plus acceptable que les internes soient corvéables à merci ». Marisol Touraine a rappelé l’urgence d’agir pour faire appliquer le repos de sécurité des internes alors que la France vient d’être épinglée par la Commission européenne concernant le temps de travail des médecins hospitaliers. Une enquête de l’ISNI avait montré l’an dernier que la durée moyenne de travail hebdomadaire d’un interne oscille entre 65 et 70 heures. « Le droit européen doit s’appliquer », a affirmé Marisol Touraine. Il y a un an, le ministère de la Santé adressait une circulaire aux agences régionales de santé leur intimant de faire appliquer le repos de sécurité de 11 heures obligatoire à l’issue de chaque garde de nuit, afin que l’interne ne travaille pas plus de 24 heures d’affilée. « La situation s’est améliorée mais nous avons encore du chemin à parcourir », a reconnu Marisol Touraine. Un bilan évaluant l’application systématique du repos de sécurité doit être présenté « au mois de novembre ». L’exigence du respect de ce repos sera désormais inscrite dans les conventions établies entre les CHU et les hôpitaux non universitaires dans le but de « sécuriser l’interne qui prend des gardes dans un autre hôpital que celui où il effectue son stage ». Le temps de travail des internes devra également « sanctuariser » les deux demi-journées de formation universitaire hebdomadaires ainsi que la garde, a ajouté la ministre, qui ne soutient pas le décompte horaire de l’activité car « il pourrait entraver la qualité de la formation ». Marisol Touraine s’est montrée offensive pour faire appliquer le repos de sécurité des internes, mais elle n’a pas indiqué quelles sanctions pourraient s’appliquer aux établissements ou chefs de service récalcitrants.


Source : Le Quotidien du Médecin: 9276