Les jeunes généralistes n’attendront pas la Journée "santé morte" du 31 mars lancée par la CSMF pour se faire entendre. Très déçus par la réaction du gouvernement et suite à la manifestation du 15 mars, les internes de l’ISNAR-IMG sont en effet nombreux à avoir décidé de jouer les prolongations à l’échelle régionale. Des assemblées générales se sont tenues ces derniers jours dans plusieurs grandes villes de France (Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Clermont Ferrand, Toulouse, Nantes, Angers, Amiens et Lille) et ont voté la grève totale (cessation d’activité de jour comme de nuit) du 25 au 27 mars. Paris, Nice et Limoges pourraient faire de même à l’issue de leurs AG respectives.
Comme l’explique Pierre-Antoine Moinard (photo), président de l’ISNAR-IMG, cette grève s’amorce comme une réponse à la "provocation mal acceptée" du gouvernement qui a quand même décidé de faire passer son projet en procédure parlementaire accélérée sans aucun infléchissement, selon les jeunes. Le but est, quelques jours avant le début de la discussion parlementaire, de prendre date afin que cette réforme - que le chef de file des internes juge néanmoins nécessaire vue la saturation actuelle en médecins généralistes et des hôpitaux- soit réexaminée en concertation avec les professionnels de santé.
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