Dès janvier 2023, les médecins déjà en exercice pourront envisager une reconversion vers une autre spécialité et, ainsi, retourner sur les bancs de la fac pour se former. C'est ce que stipule un arrêté publié au Journal officiel (JO) le 25 avril, celui-ci venant confirmer un décret de 2017.
Concrètement, les médecins déjà en exercice pourront suivre une « formation conduisant à la délivrance d’un diplôme d’études spécialisées (DES) d’une spécialité différente de celle dans laquelle ils sont qualifiés », est-il mentionné.
Le texte précise par ailleurs que, dans le cadre de cette formation, les médecins auront la possibilité de suivre des options et des formations spécialisées transversales (médecine du sport, maladies allergiques, hématologie bioclinique, etc.)
Trois ans d'exercice minimal pour changer de spécialité
Outre l'obligation d'être titulaire d'un diplôme d'État de docteur (ou équivalent) et d'être inscrit au tableau de l'Ordre, les médecins qui souhaitent candidater à une autre spécialité devront justifier d'« avoir exercé sur le territoire national pendant au moins trois ans à temps plein ».
Pour candidater à une option en lien avec leur spécialité initiale ou à une formation spécialisée transversale (FST), une expérience d'au moins un an à temps plein sera requise.
Le texte précise que les congés annuels, les congés maternités/paternités, les congés d'accueil de l'enfant, les congés d'adoption et les congés maladie rémunérés, accordés aux médecins (dans la limite de 30 jours), « sont assimilés à l'exercice effectif des fonctions ». Une limite de six mois est toutefois fixée.
Par ailleurs, les médecins justifiant « ne plus pouvoir exercer leur profession pour raison médicale ou en cas de motif impérieux dûment justifié sont autorisés à déposer leur dossier de candidature », précise l'arrêté.
Envoie du dossier de candidature au plus tard le 30 avril
Après constitution de leur candidature (les détails sont disponibles dans l'arrêté), les candidats envoient, par courrier, leur dossier « au plus tard le 30 avril de chaque année » auprès de l’unité de formation et de recherche de médecine dans laquelle ils souhaitent suivre leur formation.
Un seul et unique dossier de candidature par médecin peut être envoyé et, ce, « auprès d'une seule unité de formation ».
L'étude des dossiers est ensuite assurée par la commission régionale de coordination de la spécialité.
« L’instruction de chaque candidature repose sur l’étude du dossier et l’audition des candidats présélectionnés. Pour chaque candidature, elle examine le projet professionnel du candidat, les aptitudes, les connaissances et les compétences acquises au cours de la formation initiale, dans le cadre de l’expérience professionnelle et de la formation continue, au regard des attendus de l’exercice de la spécialité, de l’option ou de la formation spécialisée transversale, ainsi que les autres éléments ressortant du dossier de candidature », peut-on lire.
S'en suit une procédure de plusieurs semaines de sélection des candidats avec un examen de leur dossier écrit ainsi que l'audition des candidats retenus. Une fois cette étape passée, la commission régionale de coordination de la spécialité « établit la liste des candidats admis (...) dans la limite du nombre de médecins susceptibles d’accéder au troisième cycle des études de médecine ».
Au même titre que pour les étudiants en cinquième année de médecine, la limite de places sera fixée, chaque année, par arrêtés des ministres de la Défense, de l’Enseignement supérieur et de la Santé.
La liste des admis sur liste principale ainsi qu'une éventuelle liste complémentaire sont publiées par l'unité de formation, au plus tard, trois mois avant la rentrée universitaire.
Les MSU, acteurs clés de l’encadrement des docteurs juniors
« L’accès au secteur 2 pour tous, meilleur moyen de préserver la convention », juge la nouvelle présidente de Jeunes Médecins
Jeu concours
Internes et jeunes généralistes, gagnez votre place pour le congrès CMGF 2025 et un abonnement au Quotidien !
« Non à une réforme bâclée » : grève des internes le 29 janvier contre la 4e année de médecine générale