Les internes en médecine générale veulent enfin faire respecter les 48 heures de travail par semaine

Par
Publié le 11/11/2017
Temps de travail des internes

Temps de travail des internes
Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Le respect de leur temps de travail est toujours un casse-tête pour les internes. Il est normalement fixé à 48 heures hebdomadaires, mais Marisol Touraine avait annoncé l’année dernière la création d’un temps de travail additionnel (TTA), pour rémunérer leurs heures supplémentaires.

Cette mesure semble inéluctable puisque l’enquête sur la santé mentale des étudiants en  médecine en juin dernier, montrait que seul un quart des internes travaillent 48 heures maximum. Mais plutôt que de rémunérer les heures supplémentaires, le syndicat des internes en médecine générale, l’ISNAR-IMG est davantage partisan de faire respecter le temps de travail légal. En cette rentrée 2017 des internes, l'Intersyndicale a donc décidé de communiquer notamment sur les réseaux sociaux sur les règles en vigueur.

La réalisation d’un tableau de service est OBLIGATOIRE. Contactez votre structure locale pour vous accompagner et vous fournir les outils ! Coordonnées ici : https://t.co/CpcEODX6M9 pic.twitter.com/V8D7huQddd

— ISNAR-IMG (@ISNARIMG) 8 novembre 2017

 

« Plutôt que de commencer par râler, nous nous sommes dit qu’il était déjà important de bien faire circuler l’information, auprès des internes et de nos structures locales » explique Maxence Pithon, président de l’ISNAR-IMG.

Un kit temps de travail a notamment été créé et transmis aux structures locales de l’Intersyndicale. Dans cette boîte à outils, on retrouve un tableau de service pour calculer le temps de travail et de récupération de chaque interne. Toutes les références réglementaires sont aussi renseignées, et des courriers types sont fournis pour alerter les instances en cas de non-respect. « Au niveau national on ne peut pas peser très lourd, souligne Maxence Pithon. L’idée était de mettre en place un outil au sein du réseau, afin que chaque subdivision soit en mesure de prendre les choses en main et de rappeler à son centre hospitalier la réglementation. »


Source : lequotidiendumedecin.fr