Les internes prêts à envisager une quatrième année sous certaines conditions

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Publié le 16/04/2018
Interne et MSU

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Crédit photo : GARO/PHANIE

Un récent rapport de l’Igas sur la réforme du 3e cycle des études médicales validait sur le principe l’idée d’une année supplémentaire à l’internat de médecine générale sous certaines conditions. Une conclusion qui a réjoui le syndicat des enseignants en médecine générale (Snemg), partisan de cet allongement. Les premiers concernés, les internes et notamment l’intersyndicale des internes en médecine générale (Isnar-IMG), s’étaient pour l’instant toujours montré plutôt réservés, voire carrément contre, cette 4e année. Mais même eux semblent aujourd’hui changer d’avis et être plus ouverts sur la question. Dans un communiqué paru ce jour, l’Isnar-IMG par la voix de ses administrateurs, se déclare « en faveur de la mise en place d’une maquette en quatre ans ».

On verra si ...

Mais les représentants des internes posent plusieurs conditions à cette mesure. La première est de faire les choses dans l’ordre et de permettre d’abord une application effective de la réforme du 3e cycle. Cette demande rejoint les recommandations de l’Igas qui constatait également les inégalités entre universités notamment concernant l’accès aux stages ambulatoires. « Un nombre suffisant de stages ambulatoires, et donc de Maîtres de Stage des Universités, et un véritable investissement pédagogique du parcours de formation actuel sont nécessaires avant toute réévaluation de la durée du DES », écrit dans son communiqué la porte-parole Marion Bouty, qui appuie également une revue à la hausse des effectifs des enseignants en médecine générale. C’est seulement une fois ces conditions obtenues que les internes seront prêts à envisager une année de formation supplémentaire.

Non au remplacement déguisé

L’Isnar-IMG veut également se montrer très vigilant sur le contenu de ces deux semestres en plus, ils ne doivent pas être l’occasion de « remplacements déguisés », mais s’inscrire véritablement dans la concrétisation du projet professionnel de l’interne. « L'augmentation quantitative de la formation des futurs généralistes ne doit pas s’envisager sans une véritable plus-value pédagogique », conclut l’intersyndicale.


Source : lequotidiendumedecin.fr